Dépassé en première période par l' engagement Tarbais, pris à la gorge et malmené (26 à 6) à la pause, le FCAG retrouva ses esprits et quelques bases en seconde période pour se reprendre un peu et ne s'incliner au final que (26 à 12)
Hommes du match et Trophée Orange Les supporters d'Un pour Tous Tous pour Quinze qui bravant le froid et la sinistrose se déplacèrent en nombre en Terre Bigourdane
( 4 cars affrétés un record pour le FCAG )
Tout à une fin ...
Même l'invincibilité des Gersois à Trelut et leurs 4 victoires consécutives, série incroyable et avec elle la malédiction savamment entretenue par l'art consommé du « sourcier » Gascon, maitre Henry passé maitre dans l'art de faire déjouer l'adversaire Tarbais au point de faire tourner en bourrique les Rouges et Blancs de Bigorre, n'a pas résisté à la furia Pyrénéenne , en 20 mn sèches le match était plié, la cause entendue Auch pris à la gorge s'inclinait pour la première fois depuis 2001 à Trelut la fière , trop heureuse de relever la tête et d'épingler ces Gersois si longtemps insaisissables pour des équipes à courte vue .
Philippe Bérot , élevé en plein Gers au rang de joueur cadre puis d'entraineur ,connaissait trop bien la cuisine Auscitaine pour nous laisser repasser les plats
La ficelle était grosse , mais comme l'appétit était Tarbais , et l' humeur maussade dans l'arrière cuisine comme la plaine de Trélut balayée par un vent glacial ; les suiveurs Rouges et Blancs restérent sur leur faim, la crête des Pyrénées et ces cimes enneigées dominait notre abattement pour ne laisser sur la morne plaine que la nostalgie des victoires passées nous mettre un peu de baume au c½ur.
Impuissants en première période et malmenés en mêlée fermée notre totem , nos Rouges et Blancs eurent le mérite de relever la tête en seconde période pour ne pas subir la déroute promise , mais les conditions atmosphériques brulantes au sol et humides dans les airs, propice au chaud effroi , ne permirent aucune flambée de jeu pour réchauffer les âmes biens nés de quelques guerriers pas décidés à capituler sans combattre
Olivier Caisso lutteur infatigable , Matadigo replacé en 8 et un des rares locomotives à avancer inlassablement sur chacune de ses charges , Paillaugue jusqu'à l'épuisement rivalisèrent mais ce n'était pas suffisamment pour peser sur un match à sens unique .
Personne ne se déroba, la mêlée retrouva de l'aplomb en seconde période ou l' entrée d'Alexandre Barozzi fut remarquée ; quand le collectif subit la loi Tarbaise
Les joueurs n'auront pas besoin de séance de motivation pour remonter les tempéraments,
Ils ont retenu la leçon du jour qu'il faudra prendre à son compte pour analyser individuellement et collectivement les manques du jour , l'agressivité positive permettant de rivaliser et de conserver cette invincibilité à domicile qui reste leur « totem »
il faudra tout et un supplément d'âme pour prétendre faire dérailler la franchise internationale du Métro racing ses wagons bleus et blancs rutilants qui déboule en gare du Moulias pour faire le plein de spectateurs dimanche prochain
Ne serait ce que pour réchauffer le c½ur de ces supporters fidèles d'entres les fidèles qui poussèrent dés l'entame les Tarbais jusqu'à l'instinct ion de voix Là non plus il n'y eu pas de match , quand le public Tarbais se réveilla en fin de partie pour courir au secours de la victoire
Et ce n'est pas la soupe de phalanges finale , mêlée de frustration qui pouvait quelque chose à la morosité ambiante , ce mauvais remake des derby d'antan à se disputer le clocher, l'un le battant l'autre la cloche !
La trame frustrante d'une fin de match confuse , renvoyait dos à dos , allumeurs et pompiers de service , noyés en frères d'armes sous la pluie d'une fin d'aprés midi grisâtre
Un match à oublier très vite , car le calendrier nous appelle déjà à d'autres défis.
Mickael Aymard touché aux adducteurs et Benoit Paillaugue électrocuté en fin de match par un télescopage , payèrent dans leur chair l'engagement viril Bigourdan
mais le petitou et ses racines Rochelaises sont solides, par son état d'esprit admirable et son engagement total , il incarne cette saison la veilleuse de cette équipe même mise en berne, résolue à ne jamais renoncer , ne pas déposer les armes pour continuer l'aventure.
Le temps presse pour mettre un peu de baume sur les plaies et repousser les nuages du doute , ennemis de la performance
Des maux au corps et à l'âme , alors, pour repousser la morosité ambiante , le FCAG ne peut compter que sur ses propres forces pour se relever encore une fois .
Face aux nombreux défis extra sportifs d'une saison en danger , le terrain et l'équipe ont les clefs , pour dire haut et fort qu'ils veulent poursuivre l'aventure collective partagée avec le peuple Gersois , solidaires et conquérants ,humbles mais fiers comme leurs supporters.
De cette épreuve, en guise de saison de transition, sortiront les hommes d'exception, ceux qui pourront écrire une nouvelle page et se réclamer de la tribu des « irréductibles » . (En Daban toustem) En avant toujours ! c'est ma devise pour le FCAG, elle se mérite ! .
Les Jours de match Retrouvez Lou Beret dans Rugby Passion
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