Décalages Portrait de joueur FCAG Sergio VALDES

Décalages  Portrait de joueur FCAG  Sergio VALDES
Décalages Portrait de Sergio Valdez

Préface

J'ai bien volontiers emprunté à Lou BERET le titre de la chronique, pour cette série d'article portrait, concoctés par Bernard Larrieu qui débute avec la poutre Chilienne Sergio Valdez

Intransigeant au combat des regroupements ce taiseux à l'½il malicieux et rieur, est un bonheur d'élégance et de subtilité à la ville grace à une bien belle éducation qui ne gache rien au talent du joueur

Ce n'est bien sur pas un pûr hasard, que de donner la primeur de ces portraits à un « homme du bâtiment » pour qui connait l'assise immuable du Rugby Gersois, et tout ce qu'il doit de sa légende comme de son palmarès à ses hommes « forts de caractère » , respectés sur tous les terrains de l'hexagone

Sergio, a pris sportivement au FC Auch Gers au fil des saisons toute sa dimension de joueur et en belle preuve d'amitié à accepter d'ouvrir cette série de portrait en nous accordant sa confiance
Ces portraits à deux mains, sont un formidable prétexte au voyage, une occasion unique de prendre la mesure si c'est possible de cette alchimie unique qui fait de ce club un formidable « melting pot » lieu de brassage ou se fonde une solidarité remarquable rehaussée par une performance sportive remarquable durant la dernière décennie

L'occasion est belle de poser un autre regard sur les joueurs du FC Auch-Gers venus de lointains horizons qui distille leur culture propre que se soit dans la vie communautaire et la pratique de ce jeu de Rugby quand la passion de leur engagement et leurs études les conduits à rejoindre ce petit coin de Terre Gersoise qui les a accueilli et révélé , parfois à eux même aussi . Par delà les mots et les images, l'occasion était belle de recueillir l'expérience et le regard de ceux qui ont choisi de traverser parfois plusieurs océans pour vivre pleinement leur passion, quittant leur pays et leurs racines ou ils ont laissé leur adolescence pour venir chez nous et défricher le chemin de leur vie d'hommes.

A travers les passions et les coups de c½ur de quelques-unes de ses « figures » de notre club fétiche, vous découvrirez sans détour, entre vécu et ressenti, cette expérience unique de partage un métissage culturel entre le pays d'origine et le pays d'accueil. Le rugby en sera le prétexte,et le Gers une terre d'accueil hospitalière fière de ses nouveaux enfants

je tiens à remercier Bernard de nous partager ce beau cadeau de fin d'année et de me faire l'amitié de sa collaboration aux chroniques des « irréductibles « chaque semaine pour votre plaisir à tous je l'espère.

Michel Sespiaut



La cordillère chilienne du FC Auch-Gers, Sergio Valdés

Du Nord aride et riche en cuivre aux majestueux paysages du Sud
Toulouse, boulevard Carnot, bouche de la station de métro François Verdier, le 04-12 dernier, 17 h 20'. Mon portable sonne : c'est Sergio Valdés, deuxième ligne du FC Auch-Gers qui m'appelle et m'avertit qu'il est sur le point d'arriver à notre rendez-vous. L'homme est prévenant affaire d'éducation et de caractère

nous avions précisément fixé notre rencontre à 17 h 20'... Quelques instants plus tard, j'aperçois son imposante silhouette qui émerge au milieu des passants, à une quarantaine de mètres, droit devant moi. Son bras droit se lève, en signe de salut amical et de reconnaissance. Il me rejoint et, après avoir échangé quelques cordialités, nous décidons d'aller nous asseoir au Carno Bar, à deux pas, de l'autre côté du boulevard.

Nous entrons, Stéphane Nicolas, le gérant, est seul au comptoir, aucun client dans la salle. C'est parfait, nous serons au calme. La commande passée, l'entretien démarre en toute simplicité : je rappelle à Sergio le but de celui-ci et sa diffusion postérieure, s'il le veut bien. Il est d'accord. Stéphane, sans doute interpellé par la carrure de ce client inhabituel, n'en perd pas une. Et lorsqu'il entend que ce dernier est d'origine chilienne, il s'anime et intervient poliment et avec enthousiasme, et nous avoue sa passion pour l'Amérique Latine. C'est un bon présage.

Carte générale du Chili Le Chili, un territoire tout en longueur, 4 000 km de côtes du Nord au Sud, un pays coincé entre le Pacifique et cette imposante colonne vertébrale qu'est la cordillère des Andes. Une nature au climat pluriel, où se juxtaposent l'aridité du Nord, le désert d'Atacama sur la partie frontalière avec le Pérou et la Bolivie (4 000 mètres d'altitude, 1 000 km de long et il n'y pleut jamais !...), et les précipitations abondantes au Sud. À la chaleur suffocante de la partie la plus septentrionale s'oppose le froid des hautes cimes de la cordillère et des basses latitudes de la Patagonie et de la Terre de Feu. Une nature ingrate qui laisse peu d'espace et d'improvisation aux hommes qui l'habitent mais qui ont su tirer le meilleur parti de cet environnement inhospitalier.

La richesse du sous-sol se mérite, et c'est au Nord, aride et désertique, et aussi au Centre que l'on extraie le minerai de cuivre qui a été, de tout temps, le moteur du développement du pays. Notamment le gisement à ciel ouvert le plus grand au monde, Chuquicamata dont l'extraction délivre 600 000 tonnes (!) de roches par jour, mais une teneur qui permet simplement l'obtention de 10 kg de cuivre par tonne de roche... Le Sud, lui, offre la beauté de ses paysages, certains grandioses, comme la région des lacs et des volcans, les forêts millénaires,... Enfin, l'océan est poissonneux, ce qui a, depuis des décennies, favorisé les activités de pêche de la puissante flottille industrielle espagnole, laquelle a puisé là force merlu, espadon, et autres céphalopodes, mollusques et crustacés pour ravitailler notre vieux monde...

Calme huileux d'un lac (Sud du pays)
Volcan (Sud du pays)

Baie du lac de Puerto Natales (Sud du pays)
Désert d'Atacama (Nord du pays)

Guanacos du désert d'Atacama (Nord du pays)
Moais (île de Pâques)

L'immense cavité de Chuquicamata (Nord)
Condor de la cordillère des Andes
Quant aux habitants, la démographie témoigne de situations fort inégales, puisque, sur une population totale de l'ordre de 17 millions, Santiago, la capitale, en recense tout de même 6 millions. Valparaiso est la deuxième ville et le premier port du pays, avec de l'ordre d'un demi-million d'habitants, et son centre historique est inscrit au Patrimoine Culturel de l'Humanité de l'Unesco depuis 2003.

Vue plongeante sur Santiago, la mégapole
Vue d'ensemble de Valparaiso

Noël à Santiago
Port de Valparaiso

À Santiago, la cordillère semble parfois flotter au-dessus des nuages...
La zone Centre du pays


Des deux cordillères au Valle del Elqui

Santiago, c'est là où est né Sergio en 1978, d'une mère institutrice et d'un père vétérinaire, là où il a grandi et où demeurent encore aujourd'hui ses parents, sa s½ur cadette, et de nombreux amis. Cette filiation géographique à sa capitale ne donne pourtant aucun supplément de fierté à notre homme qui s'avoue admiratif des dimensions de cette cordillère, ensemble montagneux qui est le garant permanent d'une force protectrice immuable ; le peuple est établi à ses pieds, un peu à la manière des sujets rendus et dévoués à leur souverain.
Et à y regarder de plus près, il n'y a pas une mais deux cordillères, l'une majestueuse et presque
infranchissable côté Argentine, celle des Andes, et l'autre, plus accessible, celle de la côte. Et Santiago est là, qui étale sa multitude au milieu de ce couloir... Et les mots et les images défilent, et le regard de Sergio s'illumine quand il parle de sa cordillère... Et je me dis, à observer ce géant sympathique, et pourtant si discret, qui s'anime soudain, qu'il a dû nous apporter dans ses bagages un morceau de cette majestueuse montagne, ne serait-ce que quelques cailloux !... En définitive, ces quelques instants, jetés sur ce coin de table, en disent plus long que tous les savants discours... et m'ont suggéré le titre de cet article.

De son pays, il reconnaît aimer par-dessus tout le Valle del Elqui, un territoire de la zone Sud, un lieu calme où le ciel ne s'encombre pas de nuages puisqu'il y pleut peu, mais qui avait tout pour se faire élire en vue d'y implanter un observatoire de l'astrologie. C'est là que Sergio aimerait vivre quand il reviendra au Chili ; et on peut le comprendre tant il est vrai que cette terre est à son image, toute en sérénité, le signe d'une sagesse certaine...

Valle del Elqui, un endroit paisible


Bout du monde ou début du monde ?...

De l'école et du lycée de Santiago, il garde de bons souvenirs. Et se rappelle des écrivains qu'on lui enseignait en ces temps-là, les deux prix Nobel de littérature, Pablo Neruda et Gabriela Mistral ; et aussi cet auteur de légende que fût Francisco Coloane, lequel, peut-être comme nul autre pareil, a décrit la beauté de cette terre, la Patagonie chilienne, et partagé la vie des paysans, des chasseurs et des marins du Sud chilien, depuis ce havre de la Terre de Feu que fût pour lui Punta Arenas. Images insolites et hors du temps qui ouvrent d'autres perspectives aux Européens que nous sommes, d'autres dimensions que celles que nous côtoyons chaque jour : celles de ce Nouveau Monde, pour nous gens du Vieux Monde. On évoque souvent le bout du monde, mais n'est-ce pas plutôt du commencement du monde dont il s'agit ?...

Des canons, vestiges du passé colonial - Bord de mer accidenté à Punta Arenas (Terre de Feu)
Les Espagnols, longtemps maîtres des océans, ont occupé le Chili durant un peu plus de trois siècles, une occupation émaillée d'une guerre qui a duré une centaine d'années, jusqu'à l'indépendance du pays, acquise en 1810. Les populations d'origine, connues comme indiens Mapuches, se sont mélangées aux Espagnols ; aussi désigne-t-on tout Chilien par le terme de criollo, expression de ce métissage généralisé qui s'est accompli au cours de l'histoire.

Cette histoire regardée depuis notre Vieille Europe, c'est aussi le bref mandat (1970-1973) du président socialiste Salvador Allende, renversé par le coup d'état des militaires du général Augusto Pinochet qui prirent d'assaut le palais présidentiel de La Moneda. La triste dictature qui s'ensuivit de 1973 à 1990, le bruit des bottes, le couvre-feu, la police politique de la Dina, la traque des opposants politiques par la caravane de la mort, le plan Condor,... autant de violences terribles, d'interdits et de peurs qui ont marqué la vie des Chiliens et de leurs enfants dont Sergio était alors. Une période de l'histoire lourde à évacuer et qui a donc requis le temps de son expurgation.

Le “jaguar” de l'Amérique du Sud

Et puis, la transition vers la démocratie, d'abord les démocrates chrétiens et ensuite les socialistes Ricardo Lagos et l'actuelle Présidente Michèle Bachelet. Pour Sergio, un discernement s'impose car ce socialisme-là n'a ni la même teneur ni la même signification que celui que nous connaissons en Europe. Il convient donc d'en resituer le contexte géopolitique, notamment la forte influence que les Etats-Unis d'Amérique ont eu de longue date sur le pays, qui a été, faut-il le rappeler, sous la dictature militaire, une terre d'expérimentation privilégiée des thèses monétaristes de l'économiste libéral Milton Friedman et de ses Chicago Boys...
La pensée et la politique économiques du pays s'en trouveront fortement imprégnées, à telle enseigne qu'on a souvent évoqué le “miracle chilien” et qu'en 2009, l'organisation du commerce et des affaires est bien souvent calquée sur celles prônées par le Big Brother... Aujourd'hui pourtant, le Chili dispose d'un statut bien spécifique au sein des organisations internationales, se félicitant de pratiquer la diplomatie multipolaire, de façon à ne dépendre de personne. État non-membre du Mercosur, de l'Aléna et du Pacte Andin, le Chili a développé avec subtilité, des accords de libre-échange grâce à ce statut d'état librement associé à ces trois entités. Une telle liberté doit avoir un prix... Même si le pays paraît bénéficier des effets bénéfiques de celle-ci, et finalement d'une certaine intelligence politique : faiblement affecté par la crise actuelle, peu sensible aux cycles financiers des bourses asiatiques notamment, avec des résultats économiques flatteurs... et des institutions peu marquées par la corruption. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il se voit souvent qualifié de “jaguar” de l'Amérique du Sud ; c'est un fait, avec plus de 13 000 dollars par habitant, le PIB y est le plus élevé de cette région du monde.

Plus que travailleur, le Chilien est industrieux, c'est un constat unanimement reconnu. Bien au-delà de la tradition du minerai de cuivre que le pays continue à exporter, la vitiviniculture s'est érigée en véritable industrie et ses vins de cépage sont connus dans le monde entier. La filière bois a également mis les bouchées doubles et exporte une bonne part de sa production. Tout comme celle du saumon, ce poisson gras pour lequel le Chili est désormais le premier exportateur mondial devant la Norvège. Les branches de l'aviculture et de la viande de porc ne sont pas en reste non plus et sont devenues exportatrices nettes. Le tourisme, quant à lui, continue son développement, et dispose encore d'un fort potentiel de valorisation... Avec son voisin argentin, le Chili entretient des échanges commerciaux et achète en particulier ces savoureuses découpes de viande bovine, los bifes qui continuent de bénéficier de cette réputation historique de meilleure viande au monde et font le bonheur des plus fins gourmets...
Pisco, choclo et rouge Carmenere

En hommage à son pays, Sergio m'avoue que sa boisson préférée c'est cette eau de vie de raisin qu'on appelle pisco. Et que certains vins chiliens retiennent aussi son attention, preuve supplémentaire de son bon goût. Et s'il n'aime ni le Ricard ni le brocolis, ce dont on ne saurait lui tenir rigueur (!), il évoque avec précision sa connaissance de ce cépage que son pays a su ressusciter, qu'on ne trouve nulle part ailleurs, le rouge Carmenere, moins astringent que le Sauvignon, et qui participe à la singularité de la gamme chilienne, pourtant fortement teintée de Cabernet Sauvignon. Côté solide, c'est le choclo, nom local du maïs et qui désigne aussi un plat typique, sorte de hachis parmentier à base de purée de maïs, qui retient sa préférence. Un mets qui associe le salé de la viande de b½uf au sucré de l'amidon de maïs ; notre homme avoue aussi son goût pour les empanadas, sortes de friands généralement farcis à la viande, bien connues en Espagne, en Galice.

Le pisco, alcool national chilien

Grappes de rouge Carmenere

Côté musique, Sergio fait preuve d'éclectisme et écoute un peu de tout, sans préférence vraiment marquée pour un genre musical. Quant à la lecture, il le reconnaît, celle que l'actualité lui propose ne l'inspire guère, trop chargée qu'elle est des malheurs et misères de ce pauvre monde. Comme on le comprend !... En revanche, il avoue avec une pointe de malice l'achat régulier de Midi Olympique qu'il lit avec assiduité et celle, plus fleurie, des chroniques de Lou Béret.

De cette France qu'il connaît bien maintenant, Sergio dira qu'elle est pour lui culture et art de vivre, cuisine de qualité, et qu'elle a su garder une certaine pluralité dans les types d'organisations, des grands magasins mais aussi de petits commerces, de grandes sociétés et des artisans, ce qu'il regrette de ne plus trouver dans son pays. Du Gers, il retient le bon vivre, la tranquillité et la gentillesse de ses habitants qui, grâce au rugby, le reconnaissent et lui témoignent leur amitié. Quant à son Chili natal, il aime bien cette vie tardive à la chilienne, ces sorties parfois interminables en ville où on va manger et boire entre amis jusqu'à point d'heure, à flâner et discuter de tout et de rien, expression de ce sens de la vie et du bonheur propres de ceux qui se contentent de peu, une aptitude à être heureux dans cette convivialité où chacun reste tout simplement lui-même. Un point de ressemblance qu'il note pourtant : Français et Chiliens seraient de sacrés râleurs... Mais, en définitive, qui nous contestera que nous restons les champions inégalés du genre ?!... 

Du Stade Français... de Santiago au FC Auch-Gers
Joueur de rugby dès son jeune âge au Stade Français de Santiago (et oui !...), il ne manque pas d'évoquer aussi ces clubs de première division que sont Viña del Mar / Valparaiso et Concepción, ce Top 8 qui constitue la première division chilienne. International de son pays dès l'âge de 17 ans, Sergio s'est fait repérer tôt dans sa carrière et, avec un de ses amis, est arrivé en France en 2001, à l'âge de 22 ans, à Aurillac, capitale du Cantal, où le dépaysement fût total. Pour y faire une expérience hors de ses bases, sans forcément penser à plus. Aurillac : quel contraste entre sa capitale à lui, Santiago, cette mégapole de l'autre hémisphère, et, de l'autre côté, ces quelques dizaines de milliers de Cantaliens, en pleine campagne !... Après deux saisons réussies, c'est le retour à Santiago pour y terminer sa formation commerciale, les deux années qui manquaient à l'obtention de son diplôme de fin d'études.

Et puis, alors qu'il est à nouveau titulaire dans son club d'origine, en première division nationale, il est repéré par le Métro-Racing 92 pour lequel il signe pour trois saisons, et revient alors en Région Parisienne, du côté d'Antony, en juillet 2004. Mais, gravement blessé à une épaule, ce qui le tient éloigné des stades durant toute une saison, son club saisit alors la possibilité de le suppléer par un joker médical. Entre-temps, un contact se noue avec Broncan l'ancien et le FC Auch-Gers, et la signature pour le club gersois, récemment auréolé de son titre de Champion de France de Pro D2, est effective en juillet 2007.

L'atterrissage dans le Gers ne pose aucun problème, et Sergio s'adapte bien, tant il est vrai que le dépaysement aurillacois a servi d'antidote !...  Et il découvre un nouvel environnement, des supporters exigeants mais connaisseurs, et le club et ses valeurs, distinctes de celles prônées par le Métro-Racing 92. Et saisit le sens de cette lutte permanente pour gagner sur le pré le simple droit d'exister : il connaît alors le Top 14, ses fastes et ses paillettes, et aussi les mécomptes et la redescente vers la Pro D2. Puis vint la saison dernière, celle de tous les doutes et de tous les dangers ; et il décide pourtant de reconduire cette belle aventure humaine, toujours fidèle au Gers. Assurément, le plus dur est derrière lui.

Sergio dans les airs, à Narbonne, en janvier 2009, et la victoire auscitaine au bout.

En pleine possession de ses moyens, son ascension s'est faite sans bruit mais sans coup d'arrêt. Cette progression est à son image, loin du tapage, en toute modestie, mais avec une sacrée solidité. D'ailleurs, il s'excuse presque de signaler qu'il a aussi joué et gagné des compétitions de pelote basque lorsqu'il vivait à Santiago. Le fait est qu'il a pleinement gagné sa place au sein du huit de devant auscitain ; au point de devenir une pièce maîtresse de ce pack d'airain, avec Tao et David, l'une des trois poutres qui charpentent la maison rouge et blanche, un homme du bâtiment sur lequel s'appuyer, de ceux dont les piliers revendiquent cette poussée aussi obscure qu'elle sait être irrésistible.

Et, de tous ces combats où ce rôle d'homme fort confine souvent aux tâches de l'ombre, où on se relève parmi les derniers, avec les épaules rougies et le dos zébré,... Sergio se remémore les faits d'armes les plus saillants qui ont jalonné son parcours. Le plus frustrant, c'est en 2009 qu'il le situe, tous ces matches perdus et ces points envolés au fil capricieux d'un destin injuste... Et pourtant, cet homme-là est bien indulgent et ne garde ni ranc½ur ni rancune envers les arbitres... Le plus beau, le plus accompli au plan du jeu, reste à ses yeux en 2008, à Bath, en Challenge Européen, où, malgré la défaite, le match du FC Auch-Gers fût unanimement salué par la sportivité d'un public reconnaissant. Et enfin, la plus belle des victoires qu'il a connues à Auch, à ce jour, celle acquise contre le champion de France en titre, le Stade Français (de Paris celui-là !...), sous une pluie battante, à la sortie de l'hiver, en 2008.

Même loin de ses bases, Sergio participe à la dynamique de son pays d'origine, lui qui poursuit une formation complémentaire à l'ESC Toulouse, avec pour but d'acquérir un nouveau savoir-faire, de tisser cette trame entre son sport favori et ses compétences d'homme d'entreprise. Plus tard, il ne sait pas quand, il reviendra à Santiago, ou bien ira s'établir dans le Valle del Elqui où, qui sait... Il mettra en place une structure pour développer ce sport qui a porté ses rêves de jeune homme, et pourquoi pas, construire cette tête de pont avec ses copains du Gers, de France, ou d'ailleurs, pour écrire une nouvelle page de sa vie. Avec pour meilleurs compagnons Barbara son épouse, elle aussi chilienne, et Ignacio son petit garçon. Sa retraite sportive ?... Elle n'est pas évoquée car, jeune trentenaire, Sergio est heureux de jouer, et s'accomplit pleinement au sein de ce sport et de ce club où il n'a que des copains. Des copains qui parfois le taquinent quelque peu lorsqu'il leur raconte des anecdotes vécues au Stade Français... de Santiago fût-il utile de préciser !... Et il me parle de Tao, le grand frère, la mémoire collective de l'équipe au service de chacun ; qu'il appelle sous mes yeux pour lui demander une information, un nom oublié... Mais Tao, l'ami de toutes les batailles n'est pas là, répétant, je l'imagine, dans un lieu tenu secret, un rituel haka aux sonorités victorieuses...

Sergio et Tao, les deux copains, en mai 2009, lors du match FC Auch-Gers-Lyon.
Bernard Larrieu, Don Bernardo del Garona, la Hoja de Toledo
Préface de Michel Sespiaut
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# Posted on Tuesday, 29 December 2009 at 8:02 AM

PAU - AUCH 3 à 3 un nul équitable qui ne tient pas du coup de " Pau "

PAU - AUCH  3 à 3  un nul équitable qui ne tient pas du coup de " Pau "
RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages...

Michel Sespiaut - Chroniques en plein Gers


Samedi 19 décembre 2009
Stade du Hameau à PAU
3500 spectateurs – Attalah ( Franche Comté)

PAU 3 - FC AUCH GERS 3

Pour Auch 1 Pénalité Benjamin Feilles ( 16 ème) pour Pau 1 pénalité Darbo (31ème )

Homme du match : Sébastien Bruere.

Auch aurait pu remporter la mise en fin de rencontre, et perdre tout aussi bien la rencontre si les buteurs Palois n'avaient pas eu les pieds carrés
Un nul qui ne l'est pas, finalement équitable et tient à tout sauf ...
a un coup de « Pau »


Sur ses seules vertus , et son activité dans les rucks et en défense , le FC Auch Gers
en dépit d'un jeu au pied toujours aussi aléatoire , décroche un nul méritoire
devant des Palois empruntés et prévisibles en attaque et surtout manque d'imagination

La réception de Colomiers avant la trêve mardi soir en match de rattrapage dans le Béarn sera donc cruciale pour deux clubs qui ont ravalés leurs ambitions affichées en début de saison et joueront eux aussi le maintien . Pau n'a pas droit à l'erreur, Colomiers un de nos concurrents dans la lutte pour le maintien non plus !

Comment tirer les marrons chauds d'une buche glacée ?

Par une soirée glacée ; les allures irréaliste d'un Père Noel improbable flanqué de d'Artagnan et d'un ours Palois en hibernation , une fine pluie de neige sous la lune des projecteurs , nous semblions comme égarés d'un conte improbable, quelque courageux Philippe , André , Quentin Jean François, Eric Gilles Clément et quelques autres à tenir grâce à l'embrocation d'une mixture aux allures de vin chaud pimentée de cannelle qui mettait un peu de couleur à notre incorrigible optimisme de Gersois irréductibles
Nous n'avions pas bravé les congères Tarbaises pour revenir bredouille de ce stade du Hameau qui nous avaient fait si souvent risette , récemment en Top 14 devant ces mêmes palois en 2007, comme pour la finale d'anthologie bien sûr devant la force Basque de l'Aviron Bayonnais en 2004 , quand les demis pleuvaient comme à Gravelotte et que les chants Bayonnais saluaient L'épopée Gersoise, qui mariait la raison et les c½urs C'était il y a 5 ans déjà

Hier soir le FC Auch Gers a été fidèle à sa réputation d'équipe bien difficile à cerner et encore moins à maitriser, parfois bousculée mais jamais abattue , grappillant en Béarn ; sans qu'il y ait à crier au scandale deux points en or massif, venus rejoindre sous le sapin la victoire bonifiée du week end passé devant Aix en Provence, le premier reléguable rejette provisoirement à 11 points

Ce match avancé de la quinzième journée, qui marque la fin des matchs aller, permet à nos joueurs Auscitains solidaires de bout en bout de décrocher une perf qui pèsera au moment du décompte final.
Petit miracle diront les observateurs autorisés bien pensants qui peinent à saluer les qualités techniques des hommes du Gers sous couvert de volontarisme et de solidarité, pour disserter sur la grisaille des matchs à l'étouffée quand la défense prend le pas sur des attaques prévisibles, manquant de conviction et de consistance
Toutes ses qualités sans lesquelles la valeur technique individuelle confine en Rugby à de la coquetterie
Dans cette équipe Auscitaine les papillonneurs autour des regroupements n'ont pas droit de cité et les épaules rougis ont valeur de certificat de « Gersitude authentique »
L'occasion de distinguer l'activité de Mickael Eymard plaqueur inlassable faisant feu de tout bois montant au front et la technicité d'Hugo Rongieras compensant avec qualité Alexandre Ricaud , rattrapé par un début de pubalgie en troisième ligne centre perforateur .

Quand au dynamitero Sébastien Bruere, ardent au combat sauvant en repli des ballons chauds brulants , c'est lui qui à mes yeux a réussi depuis deux saisons la meilleure progression parmi les joueurs Auscitains
Reconverti avec succès de troisième ligne en talonneur, il a conservé les qualités de l'un et acquis le métier de l'autre , Bravo Sébastien, depuis le départ de ton compère l'autre Sébastien à Colomiers tu as pris une nouvelle dimension
voilà qui valait bien une citation d'homme du match !

Les absents ont parfois tort

Pour les frileux et quelques supporters récalcitrants restés engoncés au fonds de leur canapé, une bière fraiche à la main et le cigarillo frétillant dans l'attente d'un Newport Biarritz télévisé qui ne viendrait jamais
A tous ceux qui ont zappés l'étape Paloise et qui pour se donner bonne conscience imagineraient que ce (3 à 3) hors d'âge, venu d'un temps ou les doigts gourds et les ballons de cuir s'égaraient en vaines promesses de jeu, plombées par des trajectoires incertaines, quand les courageux inconscients survivant d'une préparation incertaine ou diététique et cuisine roborative se confondaient gentiment pour braver les éléments sous une couche de Dolpic et des onguents au camphre improbables pour patauger sur des pelouses évoluant au rythme des saisons et des outrages cramponnés entre marécage et pacage
A l'heure du professionnalisme nos hôtes Palois avaient évité le pire bâchant et réchauffant une pelouse souple mais parfaite pour la pratique d'un jeu accompli
En dehors d'un froid sibérien, le jeu pouvait avoir droit de cité dans la capitale du bon Roy Henri en cette soirée ou les points au classement furent presque aussi nombreux que ceux du planchot

L'étroitesse du score et le nul final tiennent pour grande partie à deux faits majeurs

Durant le premier acte les Auscitains plutôt dominateurs dans les intentions initiales , ne purent s'appuyer sur leur totem de la mêlée fermée pour accentuer l'avantage

Dés l'entame , les appuis de David Penalva victime d'une entorse légère de le cheville, se dérobèrent laissant Greg Menkarska et ses copains de la première ligne Roman Suster et le talonneur Sébastien Bruere, entrer en résistance face à une grosse mêlée Paloise flanquée de bébés à 125 kg de moyenne sur la balance
La physique à ses lois que la raison ne peut escamoter

Arquebusés à l'impact et au métier bien cornaqués par la maitrise d'Anthony Sallecanne qui confine à la roublardise , (très certainement notre meilleure pioche de l'intersaison) , les Auscitains subirent sans rompre
A ce moment là sans le savoir encore ils avaient fait le plus dur du boulot

J'ouvre une parenthèse pour mes fidèles lecteurs qui s'en inquiéteraient en m'empressant de dire que le rentrée de Tao le preux rééquilibra le débat en seconde période au point que sur la fin de match, quand l' essoufflement et la résignation gagnèrent les rangs Palois, les Auscitains auraient même pu remporter la mise sans qu'il y ait à crier au scandale, comme ce public du hameau vociférant sur chaque attaque Paloise se ruinait pour réclamer le châtiment sur des hors jeux imaginaires , invitations répétées au référé qui finit par tomber dans le panneau de l'arbitrage à la gueule du client , pourvu qu'il l'est grande
Ce que plus communément on désigne d'arbitrage maison
J'en veux pour preuve cette dernière poussée de fièvre au 30 mètres Palois , un ballon travaillé bien au chaud d'un groupé pénétrant et prêt à l'offrande, escamoté , passez muscade par Mr Attalah , annihilant un drop annoncé et sauvant les Palois de la sueur froide d'une possible défaite , pour retrouver une énième pénalité 3 mètres plus loin, enfumée comme les précédentes par le fiasco des buteurs palois.







Pas très franc au niveau des comptes le natif de Franche Comté

Déconfiture des buteurs palois

6 pénalités sur 7 en moyenne position

Les absents Palois dont le fameux buteur Hough , permirent à la vaillance Gersoise la juste récompense de son esprit de corps , malgré un jeu au pied en seconde période toujours nécessiteux , et des renversements oubliées comme la lucidité de coups gagnants face à des Palois empruntés et prévisibles qui tombaient dans les filets Gersois
Et alors ! La roue tourne et c'est heureux, après le hold up Grenoblois au Moulias et la déconfiture Narbonnaise , le coup de Pau est le bienvenu !

Reprise le 8 Janvier « Petits meurtres entre amis »

En attendant de se retrouver en vue du nouvel acte de cette saison aussi acharnée qu'indécise que l'on pourrait intituler
« Petits meurtres entre amis » , et ce Colomiers Auch en ballotage , ou les Auscitains des deux camps seront majoritaires.

le 8 Janvier FCAG aura tout à gagner et sera en appel du match calamiteux produit l'an passé en Haute Garonne, certains d'entre nous s'en souviennent encore !
Greg et Julien n'auront pas à chercher très loin la motivation pour une victoire qui permettrait de prendre un ascendant décisif sur nos cousins Columérins
Je vous souhaite à tous d'excellentes fêtes de fin d'année avec vos proches, des excès d'amitié et des promesses de nouvel an autour d'une bonne santé à tous , pour que vive encore et toujours la passion insatiable de nos « irréductibles »

“En davant toustem” – En avant toujours

Lou BERET

http://louberet.skyrock.com

Les amis retrouvez mes Rubriques en ligne sur la Radio Gascogne FM

http://www.gascognefm.com/

Le forum de discussion autour des comptes rendus de match
http://auchrugbychroniques.forumsclub.com/forum.htm
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# Posted on Saturday, 19 December 2009 at 12:55 PM

AUCH la farouche envie de vivre Bonus offensif ( 35 à 14) devant AIX en PROVENCE

AUCH   la farouche envie de vivre  Bonus offensif  ( 35 à 14)  devant AIX en PROVENCE
RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages...

Michel Sespiaut - Chroniques en plein Gers



samedi 13 décembre 2009
Stade Jacques Fouroux Auch

2500 spectateurs - Arbitre: Mr LABAUNE Christophe

FC AUCH GERS 35 AIX EN PROVENCE 14

Pour Auch 4 essais Salle-Cannes (12) Feilles(26) Ricaud( 47) Bruere( 60) à 1 pour Aix Noutary ( 57 )



FC Auch Gers La farouche envie de vivre


Interminable l'attente dans ce couloir du Moulias , avant que les portes des vestiaires ne délivrent les combattants, regards figés machoires serrées , défilé rythmés par le claquement sec des crampons avant la délivrance un casque que l'on ajuste avant de faire lme grand saut
Moments suspendus , comme cette photo saisie 1 mn avant le coup d'envoi, temps suspendu minute de solitude pour le coach qui a terminé la préparation mentale du match en délivrant les dernières consignes . Il redevient à cet instant spectateur certes privilégié mais impuissant dans le « callejon » , c'est l'heure ou le c½ur bat la chamade dans le tunnel , avant que le rideau ne se lève sur un match capital ,une pièce dont le scénario et le destin restent à écrire, une seule certitude Auch joue ce soir une partie... de son destin

On ne le sait pas encore à ce moment là, mais les Auscitains vont bousculer le doute, effacer la frustration de parties mal abouties, puiser dans leur force collective les certitudes qui vont en faire les patrons sur la pelouse
Ils vont enfin proposer à leurs supporters soutenus par la Bandas « Los Clapicos » de pavie qui s'époumone à allumer la tribune Marathon, un match déterminé, constants dans l'engagement et proposer une maitrise inhabituelle à domicile bienvenue qui nous évite le stress de fins de rencontres haletantes. Un registre dans lequel on n'a déjà que trop donné

En résumé une solide prestation au point d'obtenir après la réception de Lannemezan, le second bonus offensif de la saison, bien opportun face à un adversaire direct dans la lutte pour le maintien qui nous occupe actuellement
Les hommes de Gilbert DOUSSET qui avait su redresser la tête et défaire en Provence les Palois le week end précédent n'était aps venu en villiégature mais bien plutôt pour tenter leur chance , mais pour cela ils leur aurait afllut disputer les ballons et disposer d'une conquête plus affirmée , et Aix rangea ses ambitions sans pour autant capituler , en relaçant le moindre ballon dans les trous d'airs Auscitains mais sans mettre à mal une défense Gersoise , sauf en une oaccsion en début de seconde période
En effet en cas d'égalité au terme de la saison ce sont les points terrains qui départagent e cas d'égalité , avec 5 points et un goal-average de + 21 Auch a pris un avantage certain sur le Pays d'Aix en Provence Rugby Club ( PARC ) .
L'hommage aux valeurs Gersoises du Président Aixois digne dans la défaite, en dépit de l'enjeu et de l'inévitable déception n'était pas feint, quand il souligna la place particulière qui revient aux valeurs du rugby Auscitain les caractéristiques immuables de son jeu d'avant , cette place forte particulière qu'il s'est forgé dans la mémoire collective du Rugby Français et qu'il a su honoerer hier soir
On était bien loin des rodomontades du Président Chereque de Grenoble à la victoire heureuse des siens due à une pénalité escamotée en fin de match, dans un discours pour le moins déplacé entre sa certitude de victoire réaffirmée et le chas de l'aiguille de son succès chanceux

On a retrouvé hier soir les accents du Rugby authentique , et la chaleur bienvenue du chapiteau tenait au souffle du bonheur retrouvé de la victoire capitale et de la belle ouvrage après les heures d'attente doutes et espérance mêlés au poids de l'enjeu
Dépasser la trouille au ventre et les approximations de quelques courants d'airs soulevant parfois le second rideau Gersois sur les velléités Aixoise , le souvenir des fins de match en manque de lucidité comme devant Narbonne, pour retrouver enfin une équipe ardente et solidaire en diable poussée par une furieuse envie de vivre
Qui ne relâcha jamais l'étreinte, quand bien même les Aixois par une chevauchée de Noutary à la 57 ème mn tentèrent crânement de souffler le bonus offensif revenu à 3 essais à 1
Souffler n'est pas jouer et sur le renvoi les Auscitains confisquèrent le cuir pour quelques temps de jau plus tard envoyer le volontaire Sébastien Bruere au pied des poteaux Aixois sur une ballon porté qui en disait long sur la main mise Gersoise .

Une victoire d'équipe oû nos trois quarts se mirent au diapason , attaquant et contrant, avec un Damien Duffau relanceur avisé sobre et sûr en défense , Titi Bosque à deux doigts de marquer sur un contre opportuniste après une récupération sur un ballon botté en milieu de terrain, Dulin en dépit d'adducteurs douloureux apporta sons sens du placement inégalé Acebes volontaire et Nathan Thierry qui dépanne au centre et continue à prendre ses marques pour apporte sa masse et sa vélocité , toute la fougue de la jeunesse
Tous attaquèrent les intervalles , croquant à belles dents repoussant les Aixois dans leurs retranchements et surent endiguer les relances dangereuses de l'arrière Aixois , pour préserver le bonus


Le père Noel n'est pas une ordure !....

Pour soulager nos craintes devant tous ces points évaporés , enfumés parfois par quelques pêres fouettards au sifflet récalcitrant , négligeant les sortilèges de la mêlée Gersoise pour nous jeter quelques sorts maléfiques quand notre équipe ne se transformait pas elle aussi avant l'heure en père Noel à domicile
Pour la peine Le vieil homme avait devancé l'appel jusqu'à passer deux semaines avant l' heure sous le chapiteau du bord du Gers, déposer au pied du sapin de Noel géant de la Bodega Paquito, dans les crampons crottés du capitaine Stephen Saint Lary,
5 petits points qui font 27, à mi chemin du maintien, avant que de se rendre à Pau au Stade du Hameau en match avancé vendredi prochain sur le coup de 19h00
Finalement Les bonnets plantés sur les têtes de la bande à Paquito étaient bienvenus .

La caravane de la PROD2 continue pour les Auscitains sa route imperturbable sur les terres du bon roy Henri, dés vendredi ; les chenapans Gersois tenteront de faire « un coup » une jacquerie dont ils ont le secret pour rappeler dans la cité du vert Galant que le Rugby Gersois et sa belle jeunesse ont encore un avenir
Allons on se satisferait d'un bon point de bonus qui viendrait faire fructifier celui glané à Oyonnax , comme les cousins Columérins ont su le faire hier au soir à Trelut devant une équipe Tarbaise flagellée par la défaite concédée sur ses Terres devant Lannemezan et préserver l'essentiel en devançant Aix en Provence toujours premier relégable, d'un petit point
Pau s'étant incliné (15 à 14) à Mont de Marsan ne devra pas trébucher devant le renouveau Gersois , ce qui donnera tout le sel de la rencontre !
Inutile de préciser aux amateurs avisés que vous êtes ; que la pression aura changée de camps et que nos « irréductibles » n'auront rien à perdre et tout à gagner en Béarn , pour peu que notre conquête air- sol continue d'approvisionner soldement nos demis très inspirés hier soir avec un Anthony Sallecanne du meilleur cru, quia su ouvrir la voie pour un premier essai volontaire d és la 12 éme mn et un Benjamin Feilles qui s'affirme au poste match aprés match, auteur de 20 points hier au soir dont 1 essai plein d'à-propos ( 26éme) suite à une belle action initiée par Titi Bosque .
Des raisons objectives d'espérer ne pas faire le voyage en Béarn à vide, surtout quand on connait les qualités hormonales de cette équipe dans l'art du contre champs ou du contrepied particulièrement quand on ne l'attend pas, engluée qu'elle st encore à une treizième place qui ne rend pas hommage au potentiel de ce jeune groupe en devenir qui mérite de retrouver rapidement le milieu du classement

La nostalgie camarade

Jean Christophe Gastou l' arbitre du sacre triomphal de 2004 à Pau devant l'Aviron Bayonnais délégué hier soir et Didier Méné le tout nouveau patron des arbitres Français , nous firent l'amitié d'un passage au chapiteau Partenaires
Visiblement heureux d'être là et ça se voyait, ça s'entendait aussi dans leurs propos au-delà des formules de circonstance
Hier soir le parler vrai était de rigueur, avec des accents de sincérité ils allumèrent la nostalgie d'un rugby Auscitain authentique , la singularité attachante de ce coin de terroir qu'ils avaient plaisir à retrouver comme une identité qui fait partie intégrante de l'héritage du Rugby Français
Didier Mené retrouvant ici les vertus Catalanes chères à ses racines, l'homme au sifflet , jamais avre de bon mots sur le terrain , en souvenir de match parfois tumultueux sur les bords du Gers se réjouissait de l'accueil reçu comme si l'on finissait par retrouver les siens autour d'une même passion , cette effervescence et ce tempérament que le Club d'Auch symbolise au plus haut point et qui le font aimer bien au-delà de ses frontières naturelles
Me revenait en mémoire son dernier match arbitré à Auch et sa réconciliation d'après match sur fonds de bulle avec Lou BERET au tour du comptoir
La truculence des échanges , jamais en peine d'un bon mot qui fusèrent comme une invitation à l'amitié partagée celle de ceux qui partagent une même passion , autour du Bar des Amis , la nostalgie camarade ne résiste pas bien longtemps au partage de ces instants volés d'une fraternité qui te feront dire quelques années plus tard dans un éclat de rire dissimulant mal l'émotion de ces rencontres singulières , remontant pour un instant la fuite inéluctable du sablier, je m'en souviens j'en étais !

“En davant toustem” – En avant toujours

Lou BERET

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# Posted on Sunday, 13 December 2009 at 10:27 AM

AUCH la farouche envie de vivre Bonus offensif 3

RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages...

Michel Sespiaut - Chroniques en plein Gers


samedi 13 décembre 2009
Stade Jacques Fouroux Auch
2500 spectateurs - Arbitre: Mr LABAUNE Christophe

FC AUCH GERS 35 AIX EN PROVENCE 14

Pour Auch 4 essais Salle-Cannes (12) Feilles(26) Ricaud( 47) Bruere( 60) à 1 pour Aix Noutary ( 57 )



FC Auch Gers La farouche envie de vivre


Interminable l'attente dans ce couloir du Moulias , avant que les portes des vestiaires ne délivrent les combattants, regards figés machoires serrées , défilé rythmés par le claquement sec des crampons avant la délivrance un casque que l'on ajuste avant de faire lme grand saut
Moments suspendus , comme cette photo saisie 1 mn avant le coup d'envoi, temps suspendu minute de solitude pour le coach qui a terminé la préparation mentale du match en délivrant les dernières consignes . Il redevient à cet instant spectateur certes privilégié mais impuissant dans le « callejon » , c'est l'heure ou le c½ur bat la chamade dans le tunnel , avant que le rideau ne se lève sur un match capital ,une pièce dont le scénario et le destin restent à écrire, une seule certitude Auch joue ce soir une partie... de son destin

On ne le sait pas encore à ce moment là, mais les Auscitains vont bousculer le doute, effacer la frustration de parties mal abouties, puiser dans leur force collective les certitudes qui vont en faire les patrons sur la pelouse
Ils vont enfin proposer à leurs supporters soutenus par la Bandas « Los Clapicos » de pavie qui s'époumone à allumer la tribune Marathon, un match déterminé, constants dans l'engagement et proposer une maitrise inhabituelle à domicile bienvenue qui nous évite le stress de fins de rencontres haletantes. Un registre dans lequel on n'a déjà que trop donné

En résumé une solide prestation au point d'obtenir après la réception de Lannemezan, le second bonus offensif de la saison, bien opportun face à un adversaire direct dans la lutte pour le maintien qui nous occupe actuellement
Les hommes de Gilbert DOUSSET qui avait su redresser la tête et défaire en Provence les Palois le week end précédent n'était aps venu en villiégature mais bien plutôt pour tenter leur chance , mais pour cela ils leur aurait afllut disputer les ballons et disposer d'une conquête plus affirmée , et Aix rangea ses ambitions sans pour autant capituler , en relaçant le moindre ballon dans les trous d'airs Auscitains mais sans mettre à mal une défense Gersoise , sauf en une oaccsion en début de seconde période
En effet en cas d'égalité au terme de la saison ce sont les points terrains qui départagent e cas d'égalité , avec 5 points et un goal-average de + 21 Auch a pris un avantage certain sur le Pays d'Aix en Provence Rugby Club ( PARC ) .
L'hommage aux valeurs Gersoises du Président Aixois digne dans la défaite, en dépit de l'enjeu et de l'inévitable déception n'était pas feint, quand il souligna la place particulière qui revient aux valeurs du rugby Auscitain les caractéristiques immuables de son jeu d'avant , cette place forte particulière qu'il s'est forgé dans la mémoire collective du Rugby Français et qu'il a su honoerer hier soir
On était bien loin des rodomontades du Président Chereque de Grenoble à la victoire heureuse des siens due à une pénalité escamotée en fin de match, dans un discours pour le moins déplacé entre sa certitude de victoire réaffirmée et le chas de l'aiguille de son succès chanceux

On a retrouvé hier soir les accents du Rugby authentique , et la chaleur bienvenue du chapiteau tenait au souffle du bonheur retrouvé de la victoire capitale et de la belle ouvrage après les heures d'attente doutes et espérance mêlés au poids de l'enjeu
Dépasser la trouille au ventre et les approximations de quelques courants d'airs soulevant parfois le second rideau Gersois sur les velléités Aixoise , le souvenir des fins de match en manque de lucidité comme devant Narbonne, pour retrouver enfin une équipe ardente et solidaire en diable poussée par une furieuse envie de vivre
Qui ne relâcha jamais l'étreinte, quand bien même les Aixois par une chevauchée de Noutary à la 57 ème mn tentèrent crânement de souffler le bonus offensif revenu à 3 essais à 1
Souffler n'est pas jouer et sur le renvoi les Auscitains confisquèrent le cuir pour quelques temps de jau plus tard envoyer le volontaire Sébastien Bruere au pied des poteaux Aixois sur une ballon porté qui en disait long sur la main mise Gersoise .

Une victoire d'équipe oû nos trois quarts se mirent au diapason , attaquant et contrant, avec un Damien Duffau relanceur avisé sobre et sûr en défense , Titi Bosque à deux doigts de marquer sur un contre opportuniste après une récupération sur un ballon botté en milieu de terrain, Dulin en dépit d'adducteurs douloureux apporta sons sens du placement inégalé Acebes volontaire et Nathan Thierry qui dépanne au centre et continue à prendre ses marques pour apporte sa masse et sa vélocité , toute la fougue de la jeunesse
Tous attaquèrent les intervalles , croquant à belles dents repoussant les Aixois dans leurs retranchements et surent endiguer les relances dangereuses de l'arrière Aixois , pour préserver le bonus


Le père Noel n'est pas une ordure !....

Pour soulager nos craintes devant tous ces points évaporés , enfumés parfois par quelques pêres fouettards au sifflet récalcitrant , négligeant les sortilèges de la mêlée Gersoise pour nous jeter quelques sorts maléfiques quand notre équipe ne se transformait pas elle aussi avant l'heure en père Noel à domicile
Pour la peine Le vieil homme avait devancé l'appel jusqu'à passer deux semaines avant l' heure sous le chapiteau du bord du Gers, déposer au pied du sapin de Noel géant de la Bodega Paquito, dans les crampons crottés du capitaine Stephen Saint Lary,
5 petits points qui font 27, à mi chemin du maintien, avant que de se rendre à Pau au Stade du Hameau en match avancé vendredi prochain sur le coup de 19h00
Finalement Les bonnets plantés sur les têtes de la bande à Paquito étaient bienvenus .

La caravane de la PROD2 continue pour les Auscitains sa route imperturbable sur les terres du bon roy Henri, dés vendredi ; les chenapans Gersois tenteront de faire « un coup » une jacquerie dont ils ont le secret pour rappeler dans la cité du vert Galant que le Rugby Gersois et sa belle jeunesse ont encore un avenir
Allons on se satisferait d'un bon point de bonus qui viendrait faire fructifier celui glané à Oyonnax , comme les cousins Columérins ont su le faire hier au soir à Trelut devant une équipe Tarbaise flagellée par la défaite concédée sur ses Terres devant Lannemezan et préserver l'essentiel en devançant Aix en Provence toujours premier relégable, d'un petit point
Pau s'étant incliné (15 à 14) à Mont de Marsan ne devra pas trébucher devant le renouveau Gersois , ce qui donnera tout le sel de la rencontre !
Inutile de préciser aux amateurs avisés que vous êtes ; que la pression aura changée de camps et que nos « irréductibles » n'auront rien à perdre et tout à gagner en Béarn , pour peu que notre conquête air- sol continue d'approvisionner soldement nos demis très inspirés hier soir avec un Anthony Sallecanne du meilleur cru, quia su ouvrir la voie pour un premier essai volontaire d és la 12 éme mn et un Benjamin Feilles qui s'affirme au poste match aprés match, auteur de 20 points hier au soir dont 1 essai plein d'à-propos ( 26éme) suite à une belle action initiée par Titi Bosque .
Des raisons objectives d'espérer ne pas faire le voyage en Béarn à vide, surtout quand on connait les qualités hormonales de cette équipe dans l'art du contre champs ou du contrepied particulièrement quand on ne l'attend pas, engluée qu'elle st encore à une treizième place qui ne rend pas hommage au potentiel de ce jeune groupe en devenir qui mérite de retrouver rapidement le milieu du classement

La nostalgie camarade

Jean Christophe Gastou l' arbitre du sacre triomphal de 2004 à Pau devant l'Aviron Bayonnais délégué hier soir et Didier Méné le tout nouveau patron des arbitres Français , nous firent l'amitié d'un passage au chapiteau Partenaires
Visiblement heureux d'être là et ça se voyait, ça s'entendait aussi dans leurs propos au-delà des formules de circonstance
Hier soir le parler vrai était de rigueur, avec des accents de sincérité ils allumèrent la nostalgie d'un rugby Auscitain authentique , la singularité attachante de ce coin de terroir qu'ils avaient plaisir à retrouver comme une identité qui fait partie intégrante de l'héritage du Rugby Français
Didier Mené retrouvant ici les vertus Catalanes chères à ses racines, l'homme au sifflet , jamais avre de bon mots sur le terrain , en souvenir de match parfois tumultueux sur les bords du Gers se réjouissait de l'accueil reçu comme si l'on finissait par retrouver les siens autour d'une même passion , cette effervescence et ce tempérament que le Club d'Auch symbolise au plus haut point et qui le font aimer bien au-delà de ses frontières naturelles
Me revenait en mémoire son dernier match arbitré à Auch et sa réconciliation d'après match sur fonds de bulle avec Lou BERET au tour du comptoir
La truculence des échanges , jamais en peine d'un bon mot qui fusèrent comme une invitation à l'amitié partagée celle de ceux qui partagent une même passion , autour du Bar des Amis , la nostalgie camarade ne résiste pas bien longtemps au partage de ces instants volés d'une fraternité qui te feront dire quelques années plus tard dans un éclat de rire dissimulant mal l'émotion de ces rencontres singulières , remontant pour un instant la fuite inéluctable du sablier, je m'en souviens j'en étais !

“En davant toustem” – En avant toujours

Lou BERET

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# Posted on Sunday, 13 December 2009 at 10:26 AM

OYONNAX assure ( 25 à 18 ) quand AUCH rassure

OYONNAX assure ( 25 à 18 )   quand AUCH  rassure
RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages...

Michel Sespiaut - Chroniques en plein Gers



samedi 5 décembre 2009
Stade Charles Mathon Oyonnax
4500 spectateurs - Arbitre: Mr LABAUNE Christophe

OYONNAX 25 FC Auch Gers 18



OYONNAX assure quand AUCH rassure


Avec 25 matchs d'invincibilité Oyonnax marche toujours sur les traces du record de 29 matchs détenus par ... les Gersois à domicile,
Un record que l'on a peut être en son temps dédaigné de célébrer , voilà l'oubli réparé même s'il appartient désormais au livre d'histoire du Rugby Français

Par un de ces clins d'½il du destin qui nous fait aimer ce sport paradoxal la forteresse imprenable de Charles Mathon a vacillé et bien menacé de culbuter sous les coups de boutoirs Gersois au moment le plus improbable quand la plupart voyaient une formation Gersoise largement remaniée en proie au doute venir la corde au cou comme les Bourgeois de Calais

C'est bien mal connaitre la vertu de la sainte trouille ce petit supplément d'amour propre stimulant de la performance surtout quand on refuse l'abattement des évidences qui te renvoie avec les mauvais élêves en fond de classe Ce ne serait pas la première fois que notre équipe se serait montrée experte dans l'art du contre pied quand on ne l'attend pas ! Le coup est passé prés mais mérite la citation pour sa valeur d'exemplarité

Jeune remaniée à l'intersaison et forcément inexpérimentée, l'équipe Auscitaine même si elle se cherche s'inscrit dans la lignée de ses prestigieuses devancières qu'elle rejoint sur les valeurs de solidarité et d'abnégation ; ce petit supplément d'âme qu'on appelle « la grinta « « la moelle », l'étincelle qui met le feu aux poudres jusqu'à bousculer dans son antre le solide troisième du championnat qui n'avait montré aucune faiblesse jusque-là

Si prés, si loin !

A défaut de présenter à l'heure actuelle un bilan rassurant à cause de victoires envolées et une maitrise à domicile déficiente, l'espoir a repris une nouvelle flambée hier soir du fond de l'Ain, de celles qui nous réchauffent un peu l'âme et le c½ur en hiver depuis la déconvenue Narbonnaise

Oyonnax la terreur et la fureur inoxydables sur les terres de la Plasturgie, vitrifiant les visiteurs comme des Montois abasourdis repartis avec 40 points dans les soutes a souffert mille morts et tremblée sur ses bases devant 23 Gersois teigneux entreprenants et têtus comme seuls peuvent l'être des Catalans n'est ce pas Philippe
Oyonnax en ballotage, qui concède 2 essais contre 1, face à une jeune équipe Auscitaine pas venu en victime expiatoire, sauver les apparences d'une déculottée annoncée par les oiseaux de mauvaise augure mais bien plutôt cette formation qui une fois la pression de l'enjeu au second plan est capable de jouer crânement ses chances de succès.

C'est pourquoi la préparation mentale des joueurs est essentielle jusqu'à rendre formidable l'incertitude de ce jeu qui prend plaisir à déjouer les pronostics des bookmakers du Rugby pourcentage qui avaient tous écartés la possibilité de point de bonus au bénéfice des visiteurs Gersois

le FC Auch ne capitulera jamais !

Pour s'être longtemps nourri de l'exemplarité Gersoise La préfecture du Haut Bugey n'avait certes pas sous estimé les Rouges et Blancs, mais la résistance des « irréductibles « les a surpris acculés en fin de match à portée d'en-but, époumonés et essoufflés, bien heureux de cet ultime en avant, bien venu pour éviter l'irréparable, d'une défaite probable.

Dernière minute. Pénal touche pour Auch. Oyonnax mène (25-18) livré aux affres du doute. Un essai transformé, et les Auscitains doublent la mise et repartent avec le match nul. Las pour eux, après avoir été impériaux dans les airs toute la soirée, ils cafouillent l'ultime lancé Deux regroupements plus loin , l'arbitre siffle la fin sur un en-avant sous les poteaux ( ! ) . Auch se contentera du point de bonus défensif largement mérité
Les Oyonnaxiens poussent un ouf ! de soulagement. A l'image de leur entraîneur le bouledogue Christophe Urios pourtant avare de mots et encore plus de compliments : « Je veux d'abord féliciter Auch qui a fait un bon match, notamment dans l'engagement. Je les ai trouvés plus frais que nous. Leur bonus défensif est normal ».

Désormais , une seul priorité la victoire pour une reconquête des c½urs à domicile


Les Gersois et leur équipe de minots ont redoré dans l'Ain un blason écorné en récupérant un bonus défensif qui pèsera lourd au moment du décompte final, tant les visiteurs sont condamnés au régime sec à Charles Mathon.

Au moment ou j'écris ces lignes Je ne sais sur quoi toute cette frustration de victoires envolées parfois dérobée va déboucher, mais j'aimerai bien qu'elle s'évacue samedi prochain dans une révolte collective contre les coups du sort , un match plein intense à partager avec le public pour piétiner le doute, et proclamer l'envie de vivre irrépressible de ce groupe encore inexpérimenté mais plein d'envie et attachant

Je le souligne souvent , sur cette Terre modeste il n'y a pas de vedette, la force et les vertus sont collectifs par devoir comme par nécessité
Pour autant l'éclosion des jeunes joueurs est à distinguer, comme en pareille circonstances la performance consistante du taiseux Yannick Delom ( 80 ' à gauche et un essai ) qui a brillement suppléé le gaucher Suster indisponible.
la rentrée solide de Landry en pilier droit a été une nouvelle fois intéressante, la titularisation de Politte une confirmation d'un réel potentiel en seconde ligne pour peu que le garçon s'en donne tous les moyens car il mérite du temps de jeu, enfin le renouveau de Nathan Thierry revenu de blessure, dont la vitesse et le puissance dans la ligne d'avantage nous faisait cruellement défaut et peut offrir des possibilités nouvelles à une attaque en manque « d'impact Player » .

Tout ce petit monde a su faire front et postule désormais à égalité dans le groupe professionnel, au-delà du point bien venu c'est surement la meilleure nouvelle pour Greg et Julien au moment de programmer les nécessaires rotations pour soulager les cadres

Cette réaction d'orgueil doit trouver un prolongement et sera bonifiée à condition de transformer l'essai dans la foulée, samedi prochain

Pas d'autre alternative que de défaire sèchement Aixois ragaillardis, qui ont défait des Palois amoindris par les blessures en Provence . Auch ne devra pas laisser espérer Aix en Provence , la taille patron pour dicter sa loi sur la pelouse du Moulias

Un championnat indécis en fond de grille

Colomiers dans le dur est battu à nouveau à domicile par Mont de Marsan (10 à 15) , le départ de l'entraineur Roland Pujo n'a pas eu les effets escomptés , les Hauts Garonnais dont les ambitions de début de saison ont fait long feu rejoignent les Provençaux en position de relégable
Désormais à 4 encablures des Auscitains ils participeront jusqu'au bout à la lutte au couteau pour la survie

Que dire de la victoire de Lannemezan à Tarbes si ce n'est un fameux pied de nez au destin pour solder quelque vieux contentieux, une victoire à la Pyrrhus qui ne suffira pas à sauver les hommes du Haut Plateau mais plonge Tarbes à nouveau dans les affres du doute désormais à portée d'Auscitains qui pourraient faire un bond en avant salutaire en s'imposant le week end prochain

Du coté du Gers c'est bien un match à 8 points qui se profile à Jacques Fouroux entre habit de lumière et bleu de chauffe !

C'est bien un commando d'hommes « étrangers au doute » que le duo Greg Patat et Julien Sarraute devra aligner, au-delà des habituelles considérations technico tactiques

Il faut espérer une vaste mobilisation populaire autour des associations de supporters engourdis par le début de saison poussif et les voir renouer avec les ambiances survoltées d'antan
De celles qui allument les travées du vieux stade Jacques Fouroux pour réveiller les démons de la victoire d'une communion païenne.
La jeune classe Auscitaine emmenée par ses grognards aura bien besoin du soutien populaire et du réveil de ses aficionados pour ne pas laisser à Aix entrevoir ne serait ce que l'ombre d'un espoir

Il faudra laisser les doutes au vestiaire et juste aligner 23 guerriers , les jeunes alignés à Oyonnax ont marqués des points précieux et auront désormais leur mot à dire dans la rotation , c'est très bien ainsi !

A vous de jouer !
..

Lou BERET “En davant toustem” – En avant toujours

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# Posted on Sunday, 06 December 2009 at 2:00 PM