AUCH spolié d'une victoire méritée à domicile devant GRENOBLE 15 à 17

AUCH  spolié d'une victoire méritée à domicile devant GRENOBLE  15 à 17
RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages ...

Michel Sespiaut Chroniques en plein Gers

FC AUCH Gers 15 - GRENOBLE 17

Samedi 7 Novembre 2009
Moulias Stade Jacques Fouroux


Révoltés et meurtris par l'arbitrage à charge de Mr VALIN, un FCAG méritoire s'incline injustement à nouveau à domicile devant GRENOBLE ( 15 à 17)

Rendez vous à Lesguidière ! ...

Exorcisme collectif à Jacques Fouroux

Ce n'est pas la pluie battante du matin qui a douché les supporters inconditionnels du Moulias venus voir leur FCA confirmer le match solide produit devant Aurillac, 2000 spectateurs, une chambrée moyenne, décevante pour une après midi sans match télévisé, mais c'est ainsi, la reconquête des spectateurs prendra du temps.
Non, le ressentiment de tous à l'issue de la rencontre portait plutôt sur le chat noir qui rode dans les coursives du vieux stade et s'ingénie à contrarier la belle solidarité Gersoise, la bête a encore frappée samedi soir

Ereintée les belles intentions de jeu Auscitaine, décapitée sous les coups du sort la blessure de Dullin dés l'échauffement et à subir surtout au risque de se répéter une nouvelle fois un arbitrage à ½illères, finalement plus efficace pour saper la belle envie Gersoise que les coups de butoir d'une équipe Grenobloise certes solide et opportuniste mais au final sans grand éclat
Au bout, une défaite injuste au goût d'amertume, qui nous a causé un tort immense et meurtri le peuple Gascon, qui pour être des ruraux n'aiment pas trop être pris pour des jambons !

Au panthéon très personnel des arbitres de triste mémoire cher à l'irascible Lou BERET ;Mr VALIN prendra sa place au coté des Thomas et autre Azoulay subis en leur temps
L'esprit du « Valin » flanqué de bien tristes suppôts assesseurs , régnait en maitre hier au soir dans le vieux stade moins accablé qu'outré, au trille final du triste sire , par le vol manifeste d'une partie qui aurait du revenir à ses protégés, tant ils avaient su se créer autour de l'axe de la mêlée un ascendant indéniable au fil du match, sans compter un dépassement de tous les instants que nul ne peut contester
Dominant territorialement, voués corps et âme à bousculer une équipe Grenobloise solide sans être géniale , vivant par la grâce d'une charnière et d'un jeu au pied du meilleur effet ou Dut et compagnie firent le métier avec réalisme et maitrise .


Incompétence ou parti prix ?

Sors de ce corps Valin !

Mais rien n'y fit les incantations du Moulias pour réclamer son du au moment
du «Money Time» quand les efforts de notre grand « huit » tournèrent à la démonstration de force, scandée par le martellement des tambours. Une pression irrépressible acculait aux expédients les mammouths pétrifiés grattant de leur défense des ballons de muerte pour enterrer la rébellion Gersoise, le souffle de la défaite promise à l'esprit du jeu soufflait sur leurs nuques .

Mais cette ardent combat d'initiés, que représente le défi de la mêlée fermée , laissa de marbre le grand inquisiteur du centre , muré dans une approximation arbitrale équivoque, faute de goût tri de fautes oubliées au jeu du cache ballon , insensible au ressort psychologique d'une partie qui revenait logiquement aux Gersois au terme de la partie .
Cette carence maintes fois relevée de la mêlée fermée en dit long sur l'arbitrage l'état de délabrement du corps arbitral Français quand les assesseurs sont aussi nombreux qu'inutiles autour des terrains , incapables de suppléer le premier d'entre eux

Le constat sans concession de « l'académie Dacquoise » des Albaladejo et autre Bastiat me revenait en mémoire.
A force de toucher le fond ils finiront bien par trouver du pétrole... à défaut d'idées !
L'évêque du diocèse Auscitain Maurice Gardès supporter à ses heures de ses ouailles en Rouges et Blancs n'y pourrait rien ; l'esprit du « Valin » planait sur une rencontre qui se refusait aux Auscitains

Coté Match

Le mano à mano au score montre assez bien l'indecision qui caractérisa cette rencontre, la victoire de l'une ou de l'autre n'avait rien d'infamant pourvu qu'elle soit loyale.
Grenoble arque bouté en défense sur son maigre pécule de 2 points, asphyxié par la poussée désespérée des Rouges et « noirs » dans le dernier quart d'heure concédait à son corps défendant, une énième mêlée à 30 mètres dans l'axe des poteaux, qui sentait bon le drop ou la pénalité avec Benjamin Feilles en vengeur masqué !

Grenoble à l'agonie sentait l'hallali cherchant l'air dans les derniers artifices sortis de la boite à ficelles du coach Landreau, arrêts de jeu arrêts buffet, pour tenter d'escamoter cette dernière épreuve initiatique face aux perches

la sortie du pilier droit Lakepa boiteux de circonstance sorti de quelque cour des miracles , ressemblait fort à un aveu de capitulation, la mêlée Grenobloise se vautra une nouvelle fois dans l'herbe grasse saturée de pluie, les appuis dérobés dans un magmas compressif digne du sculpteur César, Dieu lui-même n'aurait pu reconnaitre les siens

Mais Mr Valin détourna une nouvelle fois les yeux, sur la pelouse même ou le petit caporal passé maitre dans l'art de la célèbre Bajadita répétée avec le seul éclairage improbable des phares de sa Mercedes en bout de terrain
Insulte à la légende presque un crime rugbystique de se montrer oublieux d'un énième faute technique décisive s'il en est, manquement de trop qui priva les Auscitains de la pénalité de la gagne qui tendait les perches, réclamée sur l'air des lampions par tout le bon peuple Gersois roulé une fois de plus dans la farine.

Ou on aurait bien tors de prendre l'hospitalité Gersoise pour un paillasson !

Tendre l'autre joue non merci, le pente du maintien sera rude jusqu'au bout et personne ne nous fera de cadeaux , qu'importe , tel le rocher de Sisyphe, nous porteront notre boulet, nous maintiendrons notre club comme sa légitimité au sein du rugby professionnel. Cette évidence qu'il nous fait pourtant sans cesse réaffirmer aux yeux de tous nous demandons à pouvoir défendre nos chances loyalement

N'en déplaise aux bonnes âmes qui regrettaient la bordée de lazzi aigre doux ponctuant le discours du Président Grenoblois d'après match, sous le chapiteau Partenaires, quand on attendait de l'invité courtois de remercier la providence en peu de mots convenus comme on les apprécie des vainqueurs modestes

Ces brefs remerciements d'usage aux « Dieux de la victoire », le triomphe modeste des victoires passées par le chas d'une aiguille, s'il en ait ! Nous en avons connu nous aussi en son temps !

Le Village des irréductibles

Ces braves gens, qui me font pour certains l'honneur de leur amitié réclament de l'esprit de ce noble jeu une courtoisie de bon aloi qui pourrait aller jusqu'à prendre des vessies pour des lanternes,
Le courroux s'adressait indirectement à Mr Valin, mais je livre à leur réflexion au moment ou l'on fête les 50 ans d'Astérix le Gaulois, la bd identificatrice de Goscinny et Uderzo ; que cette fronde irrévérencieuse, bel esprit d'insoumis, cette gouaille insolente ponctuent justement ce statut « d'irréductibles Gersois » qui pour en déranger plus d'un constitue notre seul acte identitaire et refuser de disparaitre dans le conformisme ambiant

La seule voie accessible par ce processus identitaire qui nous permet d'exister à part entière dans un monde professionnel qui n'a que faire comme d'une guigne de notre cité et se plait à ranger dans le rayon des perdants méritoires, nos modestes moyens, notre esprit de corps désuet ; quand la solidarité d'une équipe amoindrie par une cascade de blessures, refuse de baisser la garde, se relève pour s'opposer envers et contre tous et renverser les montagnes fussent elles Grenobloise !

Nous n'avons pas les moyens de discours convenu, juste bons à flatter nos convives quand la survie et le maintien de notre rang nécessitent la combativité de tous pour refuser la médiocrité dans laquelle on voudrait nous cantonner
Il suffit de se souvenir de cette époque pas très lointaine de Broncan l'ancien , quand nous dominions la PROD2 de la tête et des épaules et que la presse spécialisée ne manquait pas une occasion de stigmatiser le jeu frustre mais gagnant des mousquetaires de l'efficacité. Au moins nous avions la victoire pour négliger la médisance ordinaire

Quand la blessure est à vif
La trop longue homélie d'après match du distingué Révérend Chérèque Président Grenoblois de son état, monté en chaire, bien propre sur lui, ne devait être qu'un exercice convenu, mais le sang du barde Lou BERET (vous savez celui que certains voudraient faire taire !) ne fit qu'un tour.
Quand le diable s'en même
Peu charitable il est vrai pour le Grenoblois qui s'emmêla la modestie convenue pour souligner de manière irrévérencieuse que son équipe avait eu bien du mal face a de coriaces Gersois mais avait toujours mené au score, un raccourci hardi pour qualifier une victoire heureuse de victoire méritée,
voilà un raccourci en forme d'impair majuscule que son frère syndicaliste aurait pu lui enseigner passé maitre de la rhétorique dans les négociations serrées ou chaque mot doit être pesé dans la recherche du compromis acceptable , mais comme on dit « c'est un métier »

Cher Mr Chereque la lecture de la presse vous confirmera ; que Grenoble était bel et bien mené (9 à 6) à la mi temps , bien heureux que Pierre Aguillon est échappé aux foudres de la justice des hommes et d'une « biscotte » méritée pour un placage destructeur sur Duffau qui valut aux Gersois de reprendre logiquement le score à la mi temps

La bronca qui accompagna les arbitres à leur première sortie alors même que le score venait de basculer en faveur des Gersois (9 à 6) sur une pénalité convertie par un très bon Benjamin Feilles nous donnait déjà l'intuition que le volontarisme des « irréductibles « ne ressemblerait pas encore à une arme fatale

Gilles Courbebaisse qui étrennait le costume de Président du Directoire réussit la figure imposée du discours convenu et policé mais oublia fort heureusement un instant sa réserve habituelle pour laisser son c½ur et donner rendez vous à son homologue à Lesguidière.

Sans souffler sur les braises d'un contentieux qui remonte au match houleux de l'an passé contre ces mêmes massifs des Alpes , voilà au creux de l'hiver ; une promesse qui n'aura rien de Gasconne, pour peu que le chat noir les blessures et autres emmerdes nous lâchent un peu les fondamentaux, un match retour aux vertus rédemptrices et régénératrices se profile qui vaudra d'être vécu, surtout si à cette période nous sommes enfin débarrassé de l'épée de Damoclès du maintien

Avant cela il faudra encore se ronger les sangs trépigner, espérer une embellie que tout le monde espère pour donner de l'air et du souffle à un groupe Auscitain qui ne nous a jamais paru aussi solidaire et soudée que cette saison, depuis que Gregory Patat et Julien Sarraute sont associés aux affaires

Si j'avais un souhait se serait de regretter avec mon ami « Boule » un peu seul sous le chapiteau d'après match, de regretter que nos joueurs c½urs et corps meurtris aient zappés le chapiteau Bodega, ou les supporters les attendaient pour les réconforter et partager le verre de l'amitié
On peut comprendre leur déception mais rendre hommage à tous les bénévoles et autres dirigeants qui s'échinent pour offrir à tous au Moulias un accueil chaleureux fait aussi parti du particularisme Auscitain à préserver.

Cette faute de goût sera rattrapée je n'en doute pas dés le 13 Novembre avec la réception à Jacques Fouroux de Narbonne, vitale comme toutes les rencontres à domicile désormais
Nous avons connu la gloire toujours éphémère pour ne pas bouder les affres du suspens garanti d'une saison de transition qui doit avant toute chose nous aider à rebondir, surtout quand les rebonds les plus capricieux ne sont pas tous ovales

Alors après la trêve réparatrice qui nous permettra de reconstituer nos forces, et consolider l'effectif des valides , restons tous ensemble mobilisés, fiers de cette « Gersitude » qui nous transcende, fiers de ces garçons qui donnent tout ce qu'ils ont au c½ur et au ventre ,dignes de porter nos couleurs, pour amener ce groupe plus haut, plus fort . Le bonheur sur le pré, comme dans le Gers est à ce prix !


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Fiche Technique
Auch 15- Grenoble 17
M-T : 9-6 ; 2. 000 spectateurs ; arbitre : M. Valin (Auvergne).
Vainqueurs : 1 E Farley (44) ; 3 P (6, 23, 59) et 1 D (68) Vidal.
Vaincus : 5 P Feilles (17, 30, 40, 61, 73)
Evolution du score : 3-0,3-3, 6-3, 6-6, 6-9/11-9, 14-9, 14-12, 17-12, 17-15.
AUCH : Duffau (Cortès, 56) ; Bastélica, Dulin (Clarac, 6), Acebes, Thierry ; (o) Feilles, (m) Salle-Canne ; Eymard (Medvès, 59), Ricaud, Saint-Lary (cap.) ; Valdès, Tapasu (Pénalva, 51) ; Menkarska, V.Campo (Bruère, 51, V.Campo, 80), Suster (Delom, 59). Buteur : Feilles (5/7 P, 0/3 D)
GRENOBLE : Gengenbacher ; Daunivucu, Helu, Aguillon, L.Dupont ; (o) Vidal (Dut, 69), (m) Rochette (cap.) (Pelissie, 39) ; Bernard (Laurent, 69), Chaplain (Best, 61), Dry ; Farley, Sigoire ; Lakepa (Takiari, 65), J. Campo (Meynard, 69), Mutapcic (Rash, 65, Mutapcic, 80). Remp. tempo. : Chaplain par Best (16-18, saignement). Buteur : Vidal (3 / 4 P, 0/1 T, 1/1 D)
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 12:23

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 12:33

AUCH retrouvre flamme et réalisme face à AURILLAC ( 34 à 23 ) au terme d'un match plein de grinta

AUCH retrouvre flamme et réalisme face à  AURILLAC ( 34 à 23 )  au terme d'un match plein de grinta
RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages ...

Michel Sespiaut Chroniques en plein Gers

FC AUCH Gers 34 - AURILLAC 23

Samedi 31 Octobre 2009 au Moulias Stade Jacques Fouroux

AUCH, bon pied bon ½il avec un Benjamin Feilles inspiré à l'ouverture a retrouvé du réalisme, et remporte une rencontre décisive 3 essais à 1 devant Aurillac



Première titularisation à Auch pour Benjamin Feilles, meilleur réalisateur de la journée avec 19 points dont 2 drops

Tableau d'honneur pour l'ensemble du Groupe Auscitain
Mention spéciale Benjamin Feilles meilleur réalisateur de la journée de championnat avec 19 points dont 2 drops.

Ce n'était pas un week end ordinaire pour le FCAG qui a fait peau neuve en retrouvant le chemin de la victoire à domicile

Vendredi soir veillée d'armes pour une équipe en manque de victoire ,encore frustrée par la déconvenue Dacquoise, les fibres du paletot des irréductibles égratignées pour être passé à coté de quelque chose de grand à Dax ,on reconnait la valeur d'un groupe à son refus du doute et la spirale de la défaite .Les hommes du Capitaine Stephen Saint Lary préparaient la revanche contre le sort et on su relever le défi



Dans le même temps au terme d'un processus qui met
un terme aux luttes fratricides qui fragilisaient notre club depuis trop longtemps , la voix de la sagesse et de la conciliation a prévalu quand son président Bernard SALAM a consenti à refonder l'association du FCAG ,régénérée sous l'impulsion décisive d'Eric BELOOUSSOFF afin de redynamiser sans plus tarder une structure capitale pour la détection et la formation, les deux mamelles du Rugby Auscitain tarie depuis le départ ½dipien d'Henry Broncan le « détecteur bonifieur » parti sourcier ailleurs , aimanter avec un savoir faire inégalé les jeunes talents, venus désormais grossir les légions de la Tribu Agenaise du Lot et Garonne à la reconquête effrénée du TOP14

AUCH sous peine de disparaitre se devait de réagir et organiser son pôle amateur en faisant appel à de nouveaux hommes de terrain joueurs protes au c½ur du Rugby Auscitain et Gersois comme les hommes de terrain Thierry Labric , Roland Pujo ou Nicolas Pagotto contraint sur blessure à interrompre sa carrière de joueur professionnel et lancer avec ces hommes neufs l' impulsion décisive pour hisser nos couleurs au niveau des exigences du Rugby Professionnel, quand on ne peut acheter le talent on se doit de le façonner pour maintenir son rang

Hommage à Bernard Salam

L'heure pour moi aussi de saluer avec affection le président Bernard Salam qui m'a accueilli dans la famille tumultueuse du Rugby Auscitain et dont l'attachement depuis prés d'un demi siècle à son club de c½ur ne s'est jamais démenti et est reconnu de tous ; lui qui a tout connu, des galères comme les heures de gloire éphémère ; qui a su convaincre en son temps notre capitaine actuel Stephen Saint Lary, il était juste à l'heure du bilan de rendre hommage à la fidélité d'un homme d'amitiés et de rugby que j'aurai toujours plaisir à retrouver autour des terrains.
On retiendra l'hommage officiel appuyé du Président du Conseil Général Philippe MARTIN, toujours présent au soutien du club quand la nécessité l'exige

Après Bernard Lafitte usé par 10 ans de présidence d'un volontarisme forcené et une séparation secteur associatif et professionnel à marche forcée mal maitrisée, c'est donc une nouvelle page du Rugby Auscitain qui se tourne.
Bernard SALAM et son bureau se sont effacés à leur tour afin de permettre au Président BELOOUSSOFF, le seul à même d'assurer la pérennité financière du club d'aller au bout de ses idées et de réorganiser le club en profondeur
L'homme a beaucoup appris en peu de temps et saura s'entourer pour assurer la pérennité du club son seul objectif déclaré

Son projet repose sur la refondation de la structure associative, capitale pour irriguer les forces vives de notre club, sa finalité derrière le sport éducatif et de loisir est plus que jamais de faire éclore un contingent de joueurs locaux de haut niveau , détectés au c½ur du pays Gersois, de futurs talents à former dans notre centre de formation piloté par le Co entraineur Julien Sarraute et désormais d'infrastructures compétitives comme la salle de musculation réalisée par l'ancienne équipe, le fil rouge et blanc sera également de former nos éducateurs de l'école de Rugby aux espoirs, fédérés par une approche coordonnée débouchant sur un projet de jeu commun du club .


FCAG Le pari de l'avenir

La passion conjuguée à la rationalité de l'économie des moyens, faire mieux avec moins que les autres suppose d'être imaginatif, laisser le souffle de l'initiative en conservant l'esprit amateur qui fait encore la différence, toute cette richesse inestimable d'un club familial comme le FC Auch Gers ou il fait bon vivre une belle jeunesse quand on est un « apprenti » du Rugby
Sa devise « Petit mais costaud » « petit mes ardit » en occitan lui va comme un gant, souhaitons aux jeunes pousses de continuer à s'en inspirer

Voilà le vrai challenge en forme de pari à quitte ou double sur l'avenir, que le FCAG s'apprête à relever en bon « irréductible »
Aucune bonne volonté ne sera de trop, aucun enthousiasme négligeable pour consolider la maison commune

Un maillage du territoire, des relations de confiance et d'échange concrets avec les clubs du département pour alimenter le centre de formation qui doit être la vitrine du jeune Rugby Gersois, la structure associative a pour vocation première adossée au rugby pépinière de l'école de Rugby et l' école de la vie telle qu'on la connu , de régénérer régulièrement notre équipe première.

Les hommes neufs appelés disposeront fatalement d'un budget officiel permettant de défrayer les jeunes talents du département avant que les sirènes du Lot et Garonne ou d'ailleurs ne les happent, pour une autre forme de ce rugby pourcentage en forme de miroir aux alouettes, ou le cursus scolaire est parfois mis sous l'éteignoir d'une hypothétique carrière loin des siens, oubliant pudiquement le nombre d'appelés et le peu d'élus !

A Auch deux structures associatives et professionnelles distinctes imposées par les statuts professionnels qui ne doivent faire qu'un seul et unique club

Les querelles du tout à l'égo n'ont plus cours et doivent s'effacer face à l'intérêt supérieur qui commande d'aider la nouvelle équipe, et je me réjouis que boutefeux et jusqu'au boutistes se soient effacés pour que les assemblées se passent dans un climat apaisé, et laisser toutes les chances à notre club de s'écrire un avenir

Coté match Réconciliation par le jeu

Sacré Pierre Broncan lui qui connait bien les soubresauts de la maison Rouge et Blanche pour avoir traversé l'an passé une année difficile, mais avait ouvert à sa jeunesse en son temps les portes de l'élite du rugby Français, les ficelles du métier et bon sang ne sauraient mentir.
Le Néo Cantalou avec malice, avait déclaré dans la Presse que la pression reposait sur les épaules Auscitaines fragilisées par 3 revers consécutifs, dont le dernier déplacement improductif dans les Landes, d'autant plus rageant quand on a vu la débandade Dacquoise à domicile hier soir face au réalisme de Narbonnais désormais solides outsiders .Il y avait la place à Dax mais la faillite de notre buteur a compromis l'affaire

Mais les protégés du duo Patat Sarraute, revivifiés par la titularisation à l'ouverture de Benjamin Feilles en animateur de jeu et buteur consistant, ont su renverser les montagnes du doute affoler le « planchot » pour s'imposer nettement 3 essais à 1 devant les massifs Cantalous remis à distance chaque fouis qu'ils tentaient de revenir au score

Sans l'ombre d'une discussion les « plombés du Cantal » repartent leurs quintaux sous le bras , sans le moindre point dans la besace, une défaite sèche comme un coup de trique qui n'était certainement pas au programme de l'ami Pierre, quoi qu'il en dise, il suffit d'avoir assisté au coup de gueule éructé à sa sortie sur son pilier droit Caldeyroux sur les jantes , savamment torturé par Roman Suster, 1 er capitanat victorieux en Pologne avec la sélection Tchèque la semaine passée pour le gaucher intraitable ! .

Benjamin Feilles le gamin bon pied bon ½il titularisé, ne doute pas et a fait preuve d'une maitrise étonnante symbolisée par ce drop claqué après la sirène de la mi temps à la suite de plusieurs petits tas minutieusement recentrés, passant un drop haut les perches qui signifiait bien aux Aurillacois que le réalisme était redevenu Gersois

Enfin, les efforts de nos avants trouvaient leur juste récompense ; de quoi fouetter la « grinta » de « Boulon » alias G.Menkarska, bondissant des soutes pour pousser quelques charges tonitruantes ; une fois de plus la première ligne adverse rendait les armes plombée par les coups de butoir Auscitains
Les Cantalous décollaient en bout de piste à chaque coup de piston de Gregory Menkarska et Roman Suster impériaux samedi soir, la corne brulante avait déjà donné le tempo. .
Au fauteuil d'orchestre Sébastien Bruere au diapason, se bonifie année après année, ardent au combat dur au mal et joueur de ballon, Sébastien est devenu désormais un « talonnier » de première bourre !

Il fallait le dire

Pour avoir parfois douté de la pertinence de la reconversion du troisième ligne, imaginée par Henry Broncan, je me dois lui tirer un coup de béret appuyé pour son match comme pour l'ensemble de son début de saison tonitruant à l'image d'Alex Ricaud épatant comme toujours et finissant en boulet de canon transperçant le c½ur de la défense Aurillacoise aux abois en fin de match !

Oui Pierre la pression était bien Auscitaine, mais elle coulait plutôt samedi soir dans les bocks de la Bodega Paquito qui redécouvre match après match la convivialité, au rythme de la bandas Los Clapicos de Pavie, venus ponctuer la victoire de la réconciliation et partager les talents d'or avec un public conquis.
Brèves de match
(Extrait La Dépêche) Après un rapide round d'observation, les maîtres à jouer des deux camps, Benjamin Feilles pour Auch et Rory Teague pour Aurillac, allaient tester les défenses adverses en allumant de nombreuses chandelles. Au final c'est la cantalien qui tiendrait la chandelle, mouché par l'insolence du jeune Feilles qui a confirmé incontestablement les bons points marqués à Mont de Marsan
Il était donc clair que cher au rugby pourcentage, l'occupation du terrain par le jeu au pied allait s'avérer un élément déterminant pour la victoire. Mais c'est sur une pénalité vite jouée à la main qu'Anthony Salle-Canne allait mystifier la défense cantalou, Mathieu Acebes pris pouvait libérer pour Thomas Bastelica qui pointait le premier essai auscitain, Benjamin Feilles transformait (7-0 à la 3e). Rory Teague réduisait immédiatement le score sur faute gersoise (7-3 à la 5e). Un superbe mouvement d'ensemble auscitain permettait dans la foulée à Sergio Valdès de s'écrouler en terre promise (12-3 à la 7e). Suite à un judicieux petit coup de pied de Feilles, intenable, les Aurillacois sont à nouveau pénalisés, le buteur gersois creuse l'écart (18-9 à la 30e). L'indiscipline auscitaine permet à Teague de maintenir les siens à portée (18-12 à la 35e). Alors que la sirène vient de retentir, la mêlée gersoise prend le dessus et Feilles claque le drop (21-12 à la pause). Les Cantalous repartent sur les chapeaux de roue, le centre Baleinadogo servi au pied marque l'essai (21-17 à la 42e). Une nouvelle mêlée gagnante permet à Feilles d'augmenter l'avance gersoise à la 45e. Pour jeu dangereux, l'ailier cantalou, Valentin, écope d'un carton rouge, Feilles donne 10 points d'avance aux siens à la 50e. Le talonneur auscitain Campo prend un carton jaune pour plaquage dangereux. Les Aurillacois qui n'ont pas abdiqué reviennent à 27-20, puis 27-23 à la 75e par le pied de Teague. C'est encore grâce à sa mêlée que le FCAG termine en beauté après une combinaison Ricaud, Salle-Canne pour enfin Thierry qui pointe le 3e essai gersois, transformation de Feilles. Score final 34-23.

Ne serait ce la blessure aux adducteurs de Tom Patterson qui marche sur les traces de Nicolas Pagotto ; le diable nous ferait presque supporter les Anglais ! , le bilan de la soirée est très favorable au FC Auch Gers
conjugués aux défaites à zéro point d'Aix en Provence à domicile, du Stade Montois étrillé à Agen, de la défaite de Begles Bordeaux, la soirée a été favorable à nos couleurs , 6 points d'avance sur les Aixois premiers relégables, Colomiers souffreteux ayant fait l'essentiel pour sortir de la zone rouge en battant péniblement Lannemezan de quatre points, l'humilité est bien de mise à tous les étages de la PROD2 . Pour les hommes du haut plateau à 12 points du premier non reléguable, la suite du championnat se limitera à tenter d'arracher une première victoire, peut être face à Tarbes, voilà qui aurait du piquant entre Hauts Pyrénéens !

Confirmer devant Grenoble

Samedi nos protégés remettent le couvert devant Grenoble auteur d'un match nul à domicile et qui semble marquer les pas , l'appétit vient en mangeant , je ne crains pas l'excès de confiance ,car l'équipe voudra confirmer ses bonnes dispositions, tout juste une ligne de trois quarts à remanier à nouveau avec la blessure de Tom Patterson ,si Dulin est trop juste comme Titi Bosque pour reprendre , samedi soir prochain mais au terme de ce nouveau bloc de 5 matchs on y verra plus clair dans l'optique d'assurer le plus tôt possible le maintien.
Adishatz les amis !


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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 08:37

AUCH s'incline ( 24 à 16 ) à Dax jeu au pied défaillant et manque de maitrise rédhibitoires

AUCH s'incline ( 24 à 16 )  à Dax   jeu au pied défaillant et manque de maitrise rédhibitoires
RUGBY TERROIR AMAZONE – Chroniques en plein Gers Michel Sespiaut

US Dacquoise 24 - FC Auch-Gers 16

Samedi 24 Octobre 2009 à DAX Stade Maurice Boyau

US DAX Diaz - Narukutabua, Courtade, Marticorena, Nanuku - (o) Lagardère, (m) Morlaës - Bornman, Thompson, Lièvremont (cap) - Carpentier, André - Poulain, Pédrosa, Balan. Remplaçants : Rameau, Ducasse, Bert, August, Vergallo, Labèque, Vignau-Tuquet, Whalley.

FC Auch Gers Delom-Campo-Menkarska-Penalva-Valdes-Medves-Ricaud-Saint Lay-(cap)-Sallecanne-Cortes – (O)-Thierry-Patterson-Dulin-Acebes-Berot, Remplaçants-Bruere-Tapasu-Bastelica-Espagno-Duffau-Murre-Etchegarray-Feilles.

AUCH puni par les manquements de son jeu au pied et un défaut de maitrise, perd une rencontre largement à sa portée !

Au terme d'un match tout en frustration, le FC Auch Gers perd dans les Landes le gain d'un match face à un adversaire dans ses cordes et laisse aussi un précieux bonus défensif qui ne demandait qu'à tomber dans son escarcelle

Chronique d'une réaction attendue ...

Les Dacquois d'abord atones en proie au doute depuis le début de saison , malmenés devant dans l'entame furent remis en selle malgré eux par le manque de maitrise Gersois et des absences inhabituelles en défense en pointe , et bien heureux de prendre le bonus offensif au terme d'un match qu'aucune des deux équipes ne maitrisa.
Mais hier soir, on n'était plus à un paradoxe prés !

Pour en finir avec le manque de maitrise et de réalisme !

Face à l'art consommé du politiquement correct et du copeau de
Demi-vérités balayées par la langue de bois au conformisme consensuel « ça ira mieux demain » notre devoir est de dire que l'équipe Auscitaine doit réagir sans délai

S'il n'appartient pas à ceux qui défendent contre vents et marées les couleurs et placent les hommes avant toute chose, les mêmes qui ont traversés avec eux toutes les campagnes, ramés dans les mêmes galères pour tenir le cap au milieu des tempêtes, qui tiendra le langage de la sincérité à ceux que l'on aime assez pour vouloir les voir grandir encore et parce que justement on les considère.

Rien de nouveau sous le soleil depuis Beaumarchais l'insolent et le mariage de Figaro craint des médiocres et pourfendeurs des courtisans intéressés, qui nous appris que sans la liberté de blâmer il n'est point d'éloges flatteurs

De quoi balayer la retenue et refuser la fatalité de carence répétés et qu'on se désespère un peu de voir poindre une amélioration
Une salutaire remise à plat s'impose, à une semaine de la rencontre face à Aurillac qui désormais devient capitale. Meilleure réponse collective devant les tombeurs du leader Narbonnais, pour éliminer la frustration d'hier soir et confirmer l'objectif du maintien

Désormais le slogan aux lèvres de tous les supporters des « irréductibles » à domicile tient en quatre mots,
Une victoire sinon rien !

Un consensus mou serait faire injure à l'investissement sur le terrain des hommes qui ne se démentit pas et l'encadrement dont l'implication ne se démenti pas doit rechercher des solutions alternatives quand notre buteur est défaillant afin de ne palus laisser filer les rencontres
Se contenter de la situation actuelle serait aussi faire injure a la capacité de progression d'un groupe, qui pour nous avoir fatalement déçu hier soir, conserve intactes notre estime et notre confiance en des jours meilleurs, ne serait ce qu'au regard de l'engagement qu'ils mirent tous sans exception dans la rencontre
Pour autant ensemble, il faut refuser la spirale de l'échec qui menace de mettre à mal un bon début de saison et apporter les corrections attendues depuis Tarbes
A ce titre les blessures n'expliquent pas tout ; même si la défense haute d'un Titi Bosque nous aurait été fort utile hier soir, face au Fidjien intenable Nanoku

Cette prise de conscience individuelle et collective passe par une réaction immédiate et sans appel dés la prochaine rencontre dans le registre de la maitrise technique qui nous a fait cruellement défaut à Dax, dans nos temps faibles et peut être encore davantage sur nos temps forts .

Cette remise à plat consiste à disposer sur le terrain d'un buteur assez fiable pour convertir nos temps forts et récompenser le fruit du travail des hommes des soutes ces travailleurs de l'ombre qui souquent sang et eau pour gagner les arpents à portée de but , la tête d'une mêlée encore conquérante hier soir , qui s'agace en bout de match de frustration devant l'impuissance de notre domination à fuir 3 fois sur 9 le berceau des perches

Hier au soir nous n'étions pas à un paradoxe prés

Emporter la belle Dacquoise aux yeux noirs dés la première période pour repartir finalement embrasser fanny, tu parles d'un scénario.

Non le score serré de la première période traduisait déjà nos insuffisances car Oui la victoire était à notre portée, Non les Dacquois ne nous étaient pas supérieurs hier soir, trop heureux après avoir tremblés d'un succès assez large au score pour véritablement regretter un bonus offensif gentiment ouvert par les largesses inhabituelles de la défense Auscitaine
Oui pour avoir vibrés maintes fois à leurs exploits insensés nous n'acceptons pas facilement de subir la frustration actuelle teintée de fatalisme ou voudraient nous plonger tous les chantres du rugby professionnel au prétexte de la modestie de nos moyens même si nous sommes un peu condamnés à l'exploit permanent

Oui notre effectif est un peu juste et un pied agile serait le bienvenu

Oui le Rugby Auscitain a encore toute sa place dans le rugby Professionnel
Oui pour être compétitif en PRO D2 deux exigences demeurent incontournables un pack d'airain et un meneur buteur affirmé pour lancer l'offensive

Le chat est maigre « Lou Gat i magre » patois Landais .

Pierre Albaladejo Monsieur Drop, désormais président de la commission d'étique du Rugby Français après avoir été aux cotés de Roger Couderc ce consultant avisé et savoureux qui avait su nous éveiller, les après midi de Tournoi des V nations, à la passion de ce jeu inimitable, nous fit avec la courtoisie et la simplicité des plus grands l'amitié de nous accueillir Philippe F. et moi en tribune au milieu de « l'académie Dacquoise » des Dourte père Bérot Bastiat Lescarbouraa et autres Jean Pierre Lux . Inutile de préciser que Lou Beret s'acheta pour l'occasion une attitude exemplaire et mis sa ferveur en veilleuse pour mieux profiter d'un moment magique
Pierre Albaladejo a mille fois raison de souligner que certaines insuffisances techniques ou tactiques sont difficilement acceptables même au sein de la « réserve » du Rugby Professionnel, au regard du standard que requiert l'appellation contrôlée du Rugby Professionnel associé aux enjeux financiers qui le soutiennent, et du temps passé pzr les nouveaux Stakanovistes de ce jeu à répéter inlassablement combinaisons et tactiques jusqu'à réaliser le geste juste comme le ferait toput à fait normalement un artisan qualifié
Le jeu de rugby n'est pas une science exacte mais il demande de la précision dans l'improvisation relative induite par un spectacle sans cesse renouvelé, pour autant on est en droit d'attendre une tout autre production entre deux équipes de milieu de tableau

La valse des entraineurs et des joueurs qui devient la pratique commune , l'impatience et l'exigence de résultats en sont les conséquences directes , c'est pourquoi la qualité relationnelle préservée encore dans un club comme le FC Auch Gers qu'il concilie au mieux avec les exigences du professionnalisme doit être perçue par tous comme une chance mais surtout pas être pris comme un aveu de faiblesse
Il faut louer la volonté farouche de quelques uns à préserver une certaine étique, imposé aussi par les circonstances, mais peu importe elle témoigne surtout de l'idée que l'on se fait sur cette Terre Gersoise d'une pratique professionnelle qui conserve son appellation d'origine de jeu de rugby

Bala le sage, sans épargner aucune des deux équipes en présence qui balbutiaient consciencieusement leur rugby, estimait que la rencontre d'hier dans la non maitrise technique de certains fondamentaux était significative de ce constat de carence

Comment ne pas être interpellé par l'analyse de ce grand observateur de ce jeu depuis un demi siècle qui relevait en écho à ce manquement de jeu et de spectacle la baisse d'affluence de son club , comment en vouloir quand le spectateur est plus un consommateur qu'un supporter, abreuvé jusqu'à plus soif de retransmission de rugby d'élite dans la lucarne magique au creux de son canapé de salon et qu'il faut sortir au froids et aux intempéries pour voir un match de médiocre facture
Le sacerdoce a ses limites ...

Quand tous les partenaires ne sont pas des mécènes désintéressés et que le spectacle confine au débat entre initiés sur la vertu de tenir la chandelle et que le spectacle n'est pas à l'affiche, le repas d'après match peut tourner à la soupe à la grimace, surtout quand le sponsor à l'image du public au regard de l'investissement et du prix des places est devenus volages à l'ère du zapping et recherche ce qui brille

Professionnalisme droits et devoirs

Le confort très relatif du professionnalisme institué à tous les étages sur et autour des terrains quand les compétences mobilisées n'ont jamais été aussi nombreuses ne supporte plus certaines approximations
Le tout sportif d'une carrière joueur éclair qui dure moins de 10 ans dopée par des agents pour lesquels un joueur qui ne bouge pas n'est pas profitable semble gagner peu à peu la fédérale qui récupère les « invendus » en attendant que les séries régionales se piquent au jeu , après tout Jonah Lomu évolue en Fédérale 2, comme me le confiait « Bala » est mis en balance avec les exigences et les contreparties que l'on est en droit d'attendre de tout bon professionnel sans compter le voile pudique que laisse retomber le système sur l'après carrière quand il n'est pas brumeux

Comment réfuter, les arguments du garant de l'éthique, immortalisé par la fameuse citation que n'aurait pas dénié le meilleur Jean De Lafontaine
« Le chat est maigre » notre match et notre défaite sèche et même la victoire Dacquoise en trompe l'½il ne pouvait infirmer notre échange

Pour en revenir à la confrontation pâlotte du jour entre Dacquois et Auscitains que l'on oubliera aussi vite
Que ce soit dans le jeu de déplacement le jeu de ligne ou la conversion des pénalités fruit du travail acharné de nos avants irréprochables encore hier soir , les Auscitains ont déçus leurs supporters , bien sûr pour avoir gâché une victoire qui leur tendait les bras , quand nos avants avaient pris le match au collet et muselé le pack Landais , mais surtout pour n'avoir pas su « tuer le match » quand c'était possible en vendangeant les occasions que laissaient trainer les Dacquois prodigues !

Les mêmes constats se renouvellent avec insistance, match après match sans que l'on voie une progression dans la maitrise et plus inquiétant en particulier dans le jeu au pied qui confinait hier soir à l'indigence temps forts, temps faibles comme dans la conduite du jeu autour de nos demis pas facilitée il est vrai par le turn over imposé par les blessures

En finir avec le surplace et le statu quo

Nos challengers pour le maintien Colomiers et Aix en Provence ont certes tous perdus sans bonus non plus , mais à faire du surplace 1 point pris en 3 matchs la confiance engrangée par un bon début de saison s'effiloche au risque de laisser la part du doute gagner les bonnes volontés qui animent cette équipe

Il faut réagir !

Sous peine de nous mettre en difficulté nos demis doivent peser davantage dans la conduite du jeu, nos attaquants passer la ligne d'avantage pour bonifier nos temps forts et soulager nos avants qui portent parfois un peu seuls le poids des matchs.

La sortie frustrée d'Anthony Sallecanne mécontent de la tournure du match est encourageante sur l'état d'esprit impeccable d'un groupe sain

Vincent Cortes doit se révolter, assumer la confiance des entraineurs et démonter bon pied bon ½il qu'il a la pointure pour lancer l'attaque Auscitaine remaniée par les blessures, auxquelles s'est ajoutée celle d'Erwan Berot pas épargné par les pépins physiques. Benjamin Feilles cohérent et efficace à l'occasion de sa titularisation à Mont de Marsan et buteur consistant peut il constituer une alternative ? C'est bien entendu aux coachs et à seuls qui vivent au c½ur de ce groupe d'en juger. .


AUCH le bon samaritain

Réveiller une équipe et un public atone seront nos deux seules performances du jour
Pourtant Anthony Lagardère l'ancien Auscitain s'était mis lui aussi au diapason des pieds carrés, pour vendanger quelques pénalités dont une face au perche en bout de première période

Rien n'y fit

Ce soir, de décalage horaire en forme d'heure d'hiver, c'est surtout de pendules à remonter ou plutôt de mettre à l'heure pour jouer dans le temps juste qu'il conviendra de parler au cours d'une semaine où la préparation mentale comptera plus que les passages en salle de muscu

Le serpent de bitume qui nous ramenait à travers les Landes vers les Valons Gersois mouillés des premières pluies d'automne avec Philippe à mes cotés nous réservait d'autres rencontres improbables
Ce n'est pas ce blaireau mis en travers de notre route par l'esprit frondeur de Jean de Lafontaine, échappé de quelque fable improbable qui pouvait nous détourner du même sentiment de frustration qui devait habiter nos joueurs au fond du car Martet à voir le cours des rencontres nous échapper et pousser le paradoxe à réveiller des équipes en proie au doute comme cette équipe Dacquoise, visiblement mal remise de sa descente de TOP14, et était pourtant bonne à prendre hier au soir
La pensée de cet échange avec Pierre Albaladejo atténuait à peine notre déception

Même si la foi Chrétienne commande de tendre l'autre joue, nous n'irons pas jusque là et nous soufflerions bien plutôt un sentiment de saine révolte à nos joueurs pour refuser la fatalité et culbuter le doute ennemi de la performance.
Samedi peu importe l'adversaire, devant Aurillac il s'agira donc de victoire et de rien d'autre et nous serons derrière eux comme toujours !


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# Posté le dimanche 25 octobre 2009 15:36

AUCH remanié et meurtri s'incline 26 à 6 devant le L.O.U

AUCH  remanié et meurtri s'incline 26 à 6 devant le L.O.U
RUGBY TERROIR AMAZONE – Chroniques en plein Gers * de Michel Sespiaut

Vendredi 16 Octobre 2009 (19 h 30') – Lyon Stade Vuillermet
L.O.U. – F.C. Auch Gers : 26 – 6

LYON OU.- 3 E Sève (26e), Taukafa (48e), Nicoud (66e) ; 3 P Gomez (45e, 59e, 73e) ; 1 T Gomez (66e)

FC AUCH.- 2 P Cortès (56e, 61e)

LYON OU.- Montagnat – Bailey, Galopin (Gomez, 40e), Leite, Ratuvou – (o) Sadourny (Mathet, 69e), (m) Salobert (Nicoud, 54e) – Sève, Manta (Fakate, 56e), Mallier (cap.) – Hehea, Ngauamo (Portier, 67e) – Pakihivatau (Facundo, 30e), Taukafa (Testa, 49e), Fiard (Gicollet, 69e). Entraîneurs.- M. Lazerges et R. Saint-André.

FC AUCH.- Péluchon (Cortès, 48e) – Bérot, Acébès (Feilles, 22e), Paterson, Thierry – (o) Duffau (Bastellica, 74e), (m) Salle-Canne – Eymard (Saint-Lary, 12e), Espagno, Medvès – Tapasu, Pénalva (cap.) (Valdès, 50e) – Murre (Menkarska, 40e), Bruère (Campo, 50e), Suster (Delom, 61e). Entraîneurs.- G. Patat et J. Sarraute.

Une équipe auscitaine remaniée et très vite amoindrie par les blessures de Mathieu Peluchon, Mickael Eymard et Vincent Acébès , bousculée devant en début de rencontre, subit un coup d'arrêt à Lyon.
L'arbitre Mr Gonthier proposé au panthéon du sifflet.

Une fois n'est pas coutume, mais comme de nombreux observateurs stigmatisent l'arbitrage à charge de M. Gonthier, maître siffleur patenté du comité Poitou-Charentes, ce pays de douceurs où le beurre serait à même de supplanter la vaseline dans le rugby, s'est distingué pour la potion rugbystique amère administrée à nos Gersois pas en veine.

Une constance dans les sanctions infligées aux rouges et blancs, jetés dans la gueule du L.O.U. pour un mauvais conte saupoudré d'un arbitrage à la maison des familles, qui ne devait rien aux fées et autres sortilèges, mais semblait plutôt échappé d'une mauvaise version ESPN remastérisée des seventies, quand le récital du mauvais goût débouche sur une sauce peu ragoûtante au point de réconcilier le chaland avec la margarine.

Sans concession et sans nuance, pour éviter de perturber l'ordre établi de la rencontre, tuant dans l'½uf avec une belle constance les quelques velléités de Gersois qui n'étaient pourtant menés que de 5 points à la pause et s'accrochèrent tant bien que mal, jusqu'à ce contre fatal. Souhaitons que cela ne devienne pas une habitude pénible.

C'est ce même impétrant arbitre de son état, commis à Jacques Fouroux, qui avait réussi à faire l'unanimité contre lui à l'occasion de la réception de Colomiers à Auch. Fermez le ban !...

Le L.O.U. qui s'est imposé vendredi soir en match avancé, avec le bonus, en marquant 3 essais aux Auscitains, regarde désormais vers le haut du classement et remonte sur le podium d'un championnat des plus incertains. Une troisième place derrière des Agenais défaits et déconfits à Oyonnax ce qui est tout sauf une surprise au pays des autres irréductibles de l 'Ain et de remarquables Narbonnais vainqueurs bonifiés devant les mammouths grenoblois jamais sortis de l'hibernation.

Quand on songe à cette équipe narbonnaise, où nous nous étions imposés l'an passé, aussi fracassée que les pins maritimes brisés comme des allumettes par la furie de tempête de la veille, que les quelques courageux qui avaient faits le dépassement découvrirent abattue aux abords du stade de de la Méditerranée. Des Audois aux abois, qui limaient la queue du classement en treizième position, sans sacrifier à la convivialité d'une réception qui donne toutes ses lettres de noblesse à ce jeu de rugby.
N'était-ce la détermination du président béranais que l'on sentait poindre déjà et qui a su faire le ménage dans son effectif. Au-delà, on se dit que décidemment dans ce rugby de muerte, la roue tourne bien vite, au moins aussi vite que celle de la vie.

Pour le FC Auch-Gers comme pour tous les autres, rien n'est jamais acquis ni définitivement perdu, même si les blessures tant redoutées, en s'accumulant, commencent à entamer nos forces avec le risque de fragiliser le groupe ; après Titi Bosque, c'est Mickael Eymard et Acébès, victime d'un traumatisme facial qui rejoignent l'infirmerie, où Alex Ricaud a vu grincer des adducteurs qui ont porté à eux seuls l'équipe jusque là. Même le capitaine Stephen Saint Lary, touché à une main, a dû rempiler dès la 12ème mn pour pallier la sortie d'Eymard sur les rotules.

Sans faire injure à leurs remplaçants, des cadres leaders comme Boule Menkarska et Sergio Valdes, la poutre chilienne, sont irremplaçables dans l'équilibre et la densité physique de l'équipe. Ce ne sont pas quelques illusions envolées au registre de l'euphorie de la victoire montoise qui doivent nous faire dévier du cap. Après tout, c'est le rêve et l'espérance qui portent le dépassement et notre club n'est que ça !
Une année de transition de reconstruction passe inévitablement par de tels échecs, rien de tragique au regard du maintien affiché en début de saison, comme juge de paix et qui reste dans notre ligne de mire. Rageant tout de même, au regard des promesses entrevues, que ces pépins physiques tant redoutés nous ralentissent au moment même ou nous commençons à défier les grosses cylindrées et plombent un peu l'euphorie d'un départ très encourageant.

Désormais “la réalité rattrape l'affliction” de voir s'envoler les rêves prématurés d'une résurrection éclair des ambitions gersoises dopées par la victoire à Mont-de-Marsan, tant la densité de la ProD2 interdit tout pronostic.
Et à ceux qui voyaient gros comme une maison un SU Agen “Caucaunibunesque” caracoler en tête et mater la ProD2 d'une main de fer, le passage dans l'Ain chez les inoxydables d'Oyonnax, un des outsiders, les a rappelés à plus de retenue. Si ce n'est certes pas encore le Golgotha, le chemin vers le nirvana du Top 14 ne sera pas bordé de roses sans épines...

Narbonne, en dépit de quelques sourires convenus du milieu ici et là, et son courageux président béarnais assez courtois et affable pour nous recevoir de manière princière un soir de défaite et saluer l'an passé la victoire auscitaine – Chapeau Mr le Président – fait un nouveau leader bien rafraîchissant et très présentable, une distinction à relever quand on sait qu'il a largement remanié son groupe à l'intersaison. Comme quoi, les grandes équipes ne meurent jamais tout a fait !

Les premiers frimas se sont abattus sur le Gers. Surpris en plein été indien, les ours tarbais venus faire une dernière cueillette en forme de rapine, leur forfait accompli, se sont assoupis bien vite, dans l'antre de Trélut, où les chasseurs palois à l'affut les ont délogés. Le temps d'un coup de griffe assassin, ils avaient su nous rappeler que pour rester maître chez soi, il faut être le patron sur le terrain dès l'entâme et que les chemins de la rigueur, de l'abnégation, de la solidarité et du dépassement collectif seront nos seuls atouts, mais pas les moindres, quand on ne dispose pas de ce “Match Killer” sans lequel nous devenons une équipe ordinaire.
Ce n'est pas le coup de froid sur les bords du Rhône vendredi soir qui va réchauffer les c½urs et les âmes; j'ai une pensée pour les passagers du car Martet, joueurs et encadrement, qui ont descendu la vallée du Rhône moins vite qu'une bouteille de Côtes de Nuit St Gorges, quand les blessures aux corps, les bleux à l'âme, la fatigue et la déception allongent les kilomètres.

C'est à nous tous supporters qui subissons un peu trop passivement le cours des rencontres de prendre le relai de la passion, de réveiller la flamme avec nos associations, pour encourager notre équipe à se dépasser face à l'adversité du moment. Apporter à nos joueurs de la voix et du geste ce supplément d'âme qui les aidera à passer ce cap difficile, en particulier pour bien négocier la prochaine réception toute symbôlique d'Aurillac, à Jacques Fouroux, où personne ne fera de cadeaux.

Rien à voir toutefois avec la crise columérine dont les espoirs d'avant saison sont déjà en berne, et qui pense désormais à sauver l'essentiel quand la patrie est en danger. Encore que, en autogestion après avoir écarté leur encadrement désemparé, Roland Pujo et l'emblématique Bernard de Giusti, les joueurs de Haute-Garonne, ont su ce dimanche relever la tête. Sursaut d'orgueil peut être, mais suffisant pour battre, à Bendichou, des Rochelais à la peine depuis le début de saison et bien loin de leur standing habituel qui en fait des candidats réguliers à la montée en Top14.

Bordeaux Bègles relégable, le tapis rouge des ambitions prématurées de Chaban Delmas déjà mité ; quand le rugby confond folklore et tradition, l'humilité reste une valeur tendance !

La route est longue et rien ne dit que les nantis d'aujourd'hui ne seront pas les prochains à trébucher, alors plus que jamais amis auscitains, retroussons-nous les manches pour ne rien lâcher et supporter nos jeunots ils le méritent !

Refondation et humilité

Un exemple à méditer au moment où le FCAG et son association, creuset de la formation à la gersoise, s'apprêtent tant bien que mal à se refonder, par la nécessité des choses. Au-delà des vagues à l'âme, des égos écorchés, des reconnaissances oubliées,... pour les vieux serviteurs des structures d'appareil et autres montages juridiques et statutaires – qui ne sont que l'outil mais pas la main –, souhaitons que ce soit surtout l'occasion d'un nouvel élan, un nouveau souffle indispensable des hommes dévoués et prêts à s'investir d'où qu'ils viennent, pour travailler ensemble et plus que tout faire cause commune , le FCAG a déjà payé le prix fort des divisions et de la mégalomanie.

C'est l'honneur de tous désormais de veiller à fédérer toutes nos forces, unir dans un nouveau projet toutes les bonnes volontés, du mécénat au bénévolat, en passant par nos dirigeants, nos partenaires et nos supporters qui souvent ne font qu'un. Sans exclusions ni exclusives, car personne ne détient la vérité ni les clés du succés. Veiller à ne laisser sur le bord de la touche aucun de ceux qui sont toujours là, quand le temps comme le c½ur sont gros et que ça tangue plus que ça ne brille. Faire taire une fois pour toutes les querelles, et du passé faire table rase.

Voilà la seule condition non-négociable pour que l'exception gersoise d'un rugby professionnel perdure, et nous montrer dignes, tous ensemble, de nos prédécesseurs afin de léguer un club viable à ceux qui un jour ou l'autre immanquablement nous succèderont. Saurons-nous être à la hauteur de l'enjeu ?
Côté match, pour le FCAG en ce début d'automne, il s'agit de faire le dos rond, autour de nos valeurs totem, la solidarité collective et l'adrénaline des encouragements de nos suiveurs nous aideront à passer sans encombre le cap d'espérance. Alors que que se profile un entremet landais du côté de Dax samedi prochain à Maurice Boyau, le prochain plat de résistance, foin de plomb du Cantal, avec la réception épicée des Aurillacois de Pierre Henry Broncan à Jacques Fouroux, promet un match déjà capital dans l'optique du maintien et pour nicher un FCAG convalescent au chaud dans le ventre mou du championnat en attendant des jours meilleurs.
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# Posté le mardi 20 octobre 2009 07:42

AUCH cale à la reprise et s'incline à domicile (14 à 19) devant le Tarbes Pyrénées Rugby

AUCH cale à la reprise et s'incline à domicile (14 à 19)  devant le Tarbes Pyrénées Rugby
RUGBY TERROIR AMAZONE – Chroniques en plein Gers * de Michel Sespiaut

FC Auch-Gers – Tarbes Pyrénées Rugby // Samedi 10 Octobre 2009 Stade Jacques Fouroux

Auch en panne de buteur, cale à la reprise et s'incline (14 à 19) devant des Tarbais tout terrain, sans grande imagination, mais solides en défense et... opportunistes en diable – Tarbes roi d'un soir du rugby pourcentage

Spectacle vivant et indécis, incandescence de nos passions exacerbées, l'incertitude qui le transporte est tout à la fois l'adrénaline de nos plus belles joies comme celle de nos excès. En déraisonnables assumés, nous attendons tout, de la fournaise de nos encouragements jaillit indistinctement la communion ou l'anathème. C½ur d'artichaut transcendé par le grand jour, nous nous déchirons à pleines dents pour mieux nous retrouver, Réchauffer le ferment au c½ur des regroupements du bout de la nuit autour d'un demi, pour y refaire le petit monde d'Ovalie, et rallumer la flamme de l'espoir mouillée par la défaite, c'est ainsi...

Humilité quand tu nous tiens ! Coup d'arrêt non , contrariété certainement

On dit du rugby comme de la vie qu'il est un éternel recommencement.

C'est bien le cas, après les années glorieuses où d'Artagnan le cothurne désargenté mettait un point d'honneur de sa rapière à rabattre le caquet sans coup férir à des Tarbais ambitieux et clinquants mais un peu trop sûrs d'eux pour retenir les vertus de l'humilité !

Tarbes, après avoir longtemps tâtonné, au point de désemparer ses plus fidèles supporters et sponsors en piétinant dans l'antichambre d'une ambition mal dissimulée de rugby d'élite s'est désormais reconverti par la force de la nécessité à l'austérité des budgets accommodés à la sauce gersoise, mitonnée par son chef l'ombrageux Philippe Bérot, qui a décomplexé ses troupes jusqu'à mettre un point d'honneur à venir imposer sa toque sur ses terres auscitaines, comment lui en vouloir !

On ne dira jamais assez l'exportation des talents que cette terre gersoise a donnés au rugby des villes et des chants, de Fouroux à Brunel, mais il faut ravaler sa déception après un match raté et prendre la défaite sans jamais l'accepter ! Je sais déjà que nos coachs ravaleront leur déception et sauront retenir les enseignements pour rendre le moment venu la monnaie de la pièce !

C'est un TPR peut être pas génial mais solide, particulièrement en défense, et converti au rugby pourcentage cher à Broncan l'ancien, qui s'est assis hier soir sur le trône éphémère du comité Armagnac Bigorre, en attendant les prochaines joutes qui donneront aux Auscitains la possibilité de se racheter à Trélut. Comme pour la levée en finale du Challenge de Bigorre, ce trophée en fer blanc, que l'on aurait bien bazardé hier soir contre une victoire même à l'étouffée dans la cocotte minute du Moulias...

Le TPR poursuit une nouvelle série de trois victoires consécutives en championnat devant des Gersois du jour, trop longtemps apathiques, brouillons et empruntés, auteurs d'une première mi temps maladroite autant qu'improductive, punis sur chaque ballon bafouillé jusqu'à être menés (16 à 3) en encaissant comme un coup de poing à l'estomac, un essai à zéro passe sur un contre de Worthington, fermez le ban !

Après l'apathie, le rachat

La messe semblait dite pour les plus fervents des “irréductibles”. For l'honneur bien malmené hier soir !... C'est donc à porter au crédit des hommes du capitaine Saint Lary chapardant quelques ballons précieux à l'alignement tarbais, d'avoir finalement sauvé le point de bonus défensif, dans le sillage d'un Alex Ricaud intenable scoreur à nouveau, de Mathieu Acébès emporté parfois par sa fougue au point de frôler le rouge au front, mais qui saurait le blâmer en bon Basque de refuser de subir !

Le FCAG a aussi besoin de son tempérament. La sortie de Boule alias Greg Menkarska auteur d'un match d'homme, ne permit pas complètement à la mêlée de conclure un ascendant longtemps contesté par les “Mamuka Boys”, malgré la bonne rentrée de Sébastien Bruère.

Après le bégaiement de leur rugby, le temps manquait en bout de match aux Auscitains pour sonner la révolte et renverser des Tarbais réduits à sauver, à quatorze, la terre promise et à vivre de leurs rapines. Les reins creusés, le souffle court, regroupement qui tangue, le baroud d'honneur au pied des poteaux tarbais, avec la rentrée de Tao Tapasu, le guerrier inoxydable, à la trempe de ceux qui ne connaissent pas le renoncement, ne pouvait totalement effacer un déficit initial irréparable.
Pourtant, à l'orgueil, nos joueurs, en poussant les Tarbais dans leurs retranchements passèrent bien prés de culbuter la vérité du jour, pour ce qui se serait apparenté à un petit miracle. Alors que l'infortuné Vincent Cortès, toujours aussi friable, avait laissé en route au bas mot neuf points de pénalité dans ses cordes, qui auraient scellé sans coup férir une victoire gersoise. Vincent qui fit front courageusement sous le chapiteau partenaires face à sa contreperformance se doit d'abord à lui-même une revanche et de confirmer enfin son talent !

La reprise laborieuse

Empressons nous de souligner que Gregory et Julien n'avaient guère le choix, durant la mini-trêve qui ponctuait un premier bloc de cinq matchs. En reposant les organismes d'un effectif qui n'est pas pléthorique, ils faisaient surtout le pari du diesel pour durer.

Et laisser ainsi la machine refroidir ses culbuteurs; mais le moteur à explosion semblait surtout avoir perdu du rythme et de l'allant, vitesse bloquée à fond de quatrième !... Il manquait de la reprise, ce supplément de gaz et d'automatismes qui permettent de franchir le pré ou de déséquilibrer une défense tarbaise parfaitement en place. L'ours attendait, au pied de sa tanière, de donner le coup de griffe mortel comme sur ce contre meurtrier de la première période.

La machine auscitaine enfin dégrippée délivra quelques belles envolées rouges et blanches, en pétaradant, en bout de match. Mais quand tout fût consommé, nous restèrent les regrets, autant que ceux d'un “paloumère” à l'affut qui voit les vols promis se dérober...

La difficulté à construire le jeu et dicter sa loi à domicile, pour n'être pas nouvelle, est apparue clairement hier soir pour une formation jeune et forcément inexpérimentée, à qui il sera beaucoup pardonné tant elle donne à espérer, mais le temps presse pour trouver les pieds affûtés qui bonifieront les temps forts de nos avants courageux qui bien que rendant force kilos et centimètres aux massifs des Carpates tarbais ne subirent jamais leur loi, c'est à souligner.

Le pied de Mathieu Péluchon comme son placement sur les ballons hauts peut offrir quelques garanties précieuses, tant on ne saurait traverser le championnat de Pro D2, et envisager sereinement le maintien sans un buteur aguerri.

Il faudra à nouveau créer l'exploit dehors, pour rétablir les comptes du classement britannique. Deux défaites à domicile quand on annonce vouloir garder sa terre inviolée c'est au moins une de trop tant la victoire agenaise ne se discute pas.

Mais un match raté ce ne sont finalement que trois points perdus. Après le soufflet tarbais retombé, samedi prochain, ce sera au LOU et ses ambitions affichées de faire le jeu à domicile. Après une rentrée laborieuse c'est donc dans le Gers une semaine studieuse qui s'annonce ; pas sûr que dans la capitale des Gaules, les Auscitains, rois de la résistance, tendent l'autre joue pour revenir bredouilles. Après avoir calé à la reprise, nous attendons celle du moteur à réaction auscitain.

« En davan toustem » – En avant toujours

Michel Sespiaut

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# Posté le lundi 12 octobre 2009 09:15