Trou d'air ! AUCH en panne s'incline à domicile ( 3 à 19 ) devant une équipe MONTOISE qui avait bien préparé sa revanche .

Trou d’air !         AUCH en panne s’incline à domicile ( 3 à 19 )   devant une équipe MONTOISE qui avait bien préparé sa revanche .
RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages...

Michel Sespiaut - Chroniques en plein Gers


Samedi 30 Janvier 2010

Stade Jacques FOUROUX à AUCH
Petite chambrée 3000 spectateurs
ARBITRE Mr LAMIRAND ( Comité du Béarn )

FC AUCH GERS 3 MONT DE MARSAN 19
Homme du match Anthony Sallecanne


- Pour AUCH 1 Pénalités de Benjamin FEILLES ( 39e)
- Pour MONT DE MARSAN 1 essai MAZONNETO ( 65e )
3 Pénalités DUVALLET ( 26e 49e 62e




Trou d'air ! AUCH en panne s'incline à domicile ( 3 à 19 ) devant une équipe MONTOISE qui avait bien préparé sa revanche .


Panne d'allumage sur le Moulias !

Ecran noir hier soir à Jacques FOUROUX ou des Auscitains atones à l'image du public ne sont jamais rentrés dans la partie se heurtant à une équipe Montoise remontée et revancharde, présente dans les rucks , solide sur les ballons portés , les jaunards Landais n'avaient pas oubliée la défaite du match aller à Guy Boniface qui leur avait mis la tête à l'envers en nous rendant la monnaie de la pièce bien joué .

Un prêté pour un rendu prévisible, car après la nouvelle défaite Montoise à Aix, de la semaine passée Dalmaso et Prosper avaient soumis leurs hommes à la question pour une opération commando dans le Gers qui a porté ses fruits à notre grande déconvenue .

Mont de Marsan semble avoir oublié pour un moment ses soucis budgétaires et enfin digérée sa descente du train du TOP14 .


Une affaire de trou !

Avant le trou d'air subit le soir dans son antre par la formation Auscitaine, en produisant son plus mauvais match de l'exercice en cours et à oublier très vite !

Les soubresauts mal à propos visant à solder les mécomptes de la saison passée avaient faits les choux gras de la presse locale, étalés en première page le matin même du match jusqu'à prendre le pas sur la confrontation sportive

Une affaire de trou , dont on imagine sans peine qu'ils appellent à des réactions et commentaires en retour , on ne peut que s'interroger sur l'opportunité du moment, a saisir l'opinion pour réactiver quelques braises sur des foyers qu'on pensait circonscrits, quand le maintien sportif s'inscrit encore en pointillés et que la pérennité du club semble engagé avec détermination sur la bonne voie . Le Président Belooussoff a toutefois rassuré tout son monde en indiquant qu'il tiendrait ses engagements en restant aux manettes pour apurer la situation.

La sérénité peut donc rester de mise dans le landerneau Gersois qui ne devrait devoir se préoccuper que de son maintien sportif dans les prochaines semaines


Ces échanges et amabilités par médias interposés n'ont plus rien de subliminal mais nous font craindre surtout un nouvel emballement sur fond de gesticulation médiatique, dont on sait par avance qu'ils ne procurerait aucun bénéfice au FCAG en terme de reconquête d'image
Des brulots en forme de contre feux , comme le remake d'un mauvais scénario en noir et gris qui a occupé toute la saison précédente et dont nous ne voulons plus. Dont acte !

Au nom de tous ceux qui consacrent un peu de leur temps chaque semaine à lire ces quelques lignes écrites à l'encre de la passion, ma contribution et un parti prix assumé à la défense de nos « irréductibles » hier soir aux abonnés absents ! ,j'appelle les intéressés au nom de cette majorité que l'on dit silencieuse, au sens de l'intérêt collectif qui commande de dépasser les divisions et les conflits personnels sur fonds de règlement de compte pour faire la preuve de l'attachement sincère qu'il portent à ce club de c½ur

Une fois les nécessaires éclaircissements apportés , tourner une fois pour toute cette page douloureuse

Par leur sens des responsabilités ils laisseront toute sa chance à la refondation, incarnée par l'arrivée de Gregory Patat aux commandes sportives du club et qui fait du très bon boulot
Au moment ou nos coachs s'apprêtent à dessiner les contours de la saison prochaine, consolidant un groupe qui jusqu'à hier soir avait fait preuve d'un engagement irréprochable à la hauteur du dévouement collectif qui a permît à ce club de se relever quand tout semblait perdu . A méditer !

L'heure pour nous tous, de nous montrer à la hauteur de la tradition d'un club convivial, et attachant qui figure malgré la modestie de ses moyens en bonne place entre ses glorieux anciens et ses trophées dans l'histoire du Rugby Français, et nous laisse à tous plus de devoirs que de droits ! .

Un club qui ne mérite pas d'être sacrifié sur l'autel de la ranc½ur !

La contre performance sportive du jour qui nous fait ce matin mal à la tête, en deviendrait alors presque anecdotique au moment ou Colomiers Rugby que nous rejoindrons dimanche pour une « rencontre entre amis » et qui a vaincu Aurillac à Bendichou, reste à 7 points d'Auch et que le premier relégable Aixois étrillé à Narbonne à 13 points ne constitue pas une menace trop pressante !

Cette nouvelle défaite à domicile c'est surtout l'occasion de nous rappeler de façon impérieuse que la seule vérité en fin de compte, le seul juge de paix devant lequel on ne peut pas faire appel est le terrain de vérité , vers lequel doivent converger les efforts de tous ceux qui consacrent temps énergie et moyens, contributeurs plus ou moins anonymes, dirigeants Partenaires supporters, afin que perdure cette belle exception Rugbystique Gersoise comme le démontrait en dépit de la défaite la belle affluence hier soir sous les deux chapiteaux Partenaires et Bodega , ou Gascons et Landais au son de la Banda Los Clapicos de Pavie allumaient la nuit dans les traditions de la convivialité

Ce petit miracle permanent que le réalisme froid du modèle professionnel de l'économie sportive malmène, mais que beaucoup nous envie , ne doit pas faire oublier le bonheur ni le lien identitaire qu'il a tissé et nous donnera encore pour peu que nous ne nous ne perdions pas de vue que notre responsabilité ultime , celle au-delà de toutes les autres et qui s'impose à nous c'est un jour, de transmettre ce club afin de prolonger son histoire au-delà de nos considérations personnelles comme nos prédécesseurs ont du le faire avant nous
Toute la noblesse de notre engagement de dirigeant est là


Coté terrain

Moulias morne Plaine !

L'oraison à Maitre Jacques, trouve ici sa prolongation ; tant la partie d'hier soir fut crispante, les intentions douchées par une pluie incessante noyant toute velléité offensive sans que nos protégés ne parviennent à se libérer ou nous donner à penser qu'il pouvait s'imposer et renverser le cours d'un match très mal engagé !

Une forme d'impuissance collective à franchir les barbelés Montois à laquelle, en dépit des absents et des blessés on ne s'attendait pas !

A tord ou à raison j'avais célébré comme une bouffée rafraichissante la belle résistance de nos petiots sur la pelouse d'Armandie , réussissant à faire déjouer la belle mécanique Agenaise habituée à rouler plutôt qu'à se faire démonter .

Cette allusion n'est pas gratuite car l'influx livré dans le Lot et Garonne a semblé manquer hier soir cruellement au moment de livrer un match qui devait nous rapprocher du maintien et nous a surtout mis le doute

Nous n'étions visiblement pas prêts à livrer une guerre à des Montois déterminés , chloroformés que nous étions à tord par la performance en trompe l'½il d'Armandie

Englués embourbés, dans la glaise du Moulias , notre équipe a paru sans force ni imagination , le fantôme des révoltés d'Armandie ou les trublions Gersois avaient visiblement laissés trop de forces dans la bataille
La mise au repos de Greg Menkarska et de Mickael Eymard que l'on retrouvait hier soir avec confiance n'a pas suffit pour réanimer la flamme d'une saine agressivité collective en panne hier soir . le score étriqué de parité (3 à 3) à la mi temps était presque inespéré mais la suite confirma que pour le FCAG se serait bel et bien jusqu'au bout, un jour sans.

Il est commode dans ces moments là de regretter l'absence de la solidité rassurante d'un David Penalva actuellement en grande forme au c½ur des regroupements, parti en sélection, sans que l'on puisse reprocher grand-chose individuellement à nos protégés, la défaite reste affaire collective, et le nécessaire rachat passera irrémédiablement par une saine révolte du groupe dés dimanche prochain , que ce soit au niveau de l'engagement comme de la détermination , un groupe qui devrait par la force des choses rester inchangé ; Hugo Rongieras retenu en sélection Universitaire mis au repos forcé , Mathieu Acebes en France à 7 , David Penalva et Juan Manuel Murre dans le Tournoi FIRA. On ne saura jamais si en leur présence, la tournure des évènements aurait été différente

En panne de conquête à la touche, un accident de parcours au regard de nos possibilités avérées , contrés en mêlée fermée quand le bénéfice de nos avancées hier soir fut consciencieusement négligé par le référé du soir ( on en a pris malheureusement l'habitude) , Mr Jerome LAMIRAND émule des implants capillaires à la Pechambert lui interdisant dés lors d'avoir la mèche sur les yeux, l'épreuve de la mêlée fut donc consciencieusement zappée par le divin chauve , sans que nous ne contestions pour autant , je tiens à le dire la victoire Montoise .

Les manques

On n'accablera pas notre équipe visiblement dans un jour sans et passée à coté de son match de bout en bout , si ce n'est de constater que l'allumage du moteur à réaction avant toute autre considération technico tactique sera attendu à l'occasion du déplacement en Haute Garonne ou nous n'aurons rien à perdre quand l'esprit comptera au moins autant que le résultat
On ne peut une nouvelle fois que stigmatiser l'indigence de notre jeu au pied défensif , englués dans la mélasse d'un Moulias copieusement arrosé , nous fumes cantonnés à hauteur de nos propres 40 mètres quand les artilleurs Montois nous bombardaient d'ogives air sol nous renvoyant limer le fonds de notre en-but , qu'un vent capricieux s'ingéniait à maintenir

On pourrait barguigner en regrettant la trajectoire capricieuse de ce ballon contré , poussé au pied en première période par Anthony Sallecanne finalement devancé d'un souffle dans l'en-but
Anthony soit dit en passant , le meilleur Auscitain surnageant au milieu de l'apathie générale, pour ses prises d'initiative et sa volonté de secouer la meute et qui match après match impose une présence constante au meilleur niveau

Regretter enfin cette pénalité face oubliée par Benjamin Feilles qui pouvait nous ramener à égalité en début de seconde période
Mais c'était déjà le signe que le sort ne nous serait pas favorable et la défaite sèche ( 3 à 19 )

Demain est un autre jour , recharger les accus de la détermination et se préparer à une confrontation ou la tête et les jambes , les hormones et la cohésion seront plus que jamais déterminants . La motivation quand à elle , elles est toute trouvée !


“en daban toustem” – En avant toujours

Lou BERET



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# Posted on Sunday, 07 February 2010 at 7:28 AM

AGEN - AUCH Quand les minots Auscitains font de la résistance !

AGEN  -  AUCH    Quand les minots Auscitains font de la résistance !
RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages...

Michel Sespiaut - Chroniques en plein Gers


Homme du match demi de mélée Christophe Clarac


Samedi 30 Janvier 2010

Stade Armandie à Agen
9000 spectateurs
ARBITRE Mr Marchat (Comité Midi Pyrénées)

SU AGEN LOT ET GARONNE 21 FC AUCH GERS 6


Pour AGEN 2 ESSAI de Fonua (5 e) et CABARRY ( 75e) 1 T ( 75e) ET 1 p5 70° gelez 2 Pénalités de SOLA (46,59 e)
Pour AUCH 2 pénalités de Christophe CLARAC (8 et 55 ème )


Les minots AUSCITAINS font de la résistance devant des AGENAIS laborieux

Pour celui qui n'auraient pas fait le court déplacement à Armandie la belle enceinte avec sa boutique à l'effigie de ses glorieux anciens ses zincs moussant aux quatre coins du stade , son écran en technicolor qui faisait ressembler la pelouse d'Armandie au central de Roland Garros , la seule lecture du score final (21 à 6) pourrait imaginer que le leader Agenais a déroulé face à la jeune garde Auscitaine, expédiant à sa main les affaires courantes dans un match suffisant à peine à repousser le doute qui s'est insinué dans les rangs Lot et Garonnais , après deux défaites consécutives
Un essoufflement perceptible pour un premier de classe qui ne propose plus actuellement un jeu à la hauteur de ses ambitions et sent le souffle d'Oyonnax revenu à deux points , lui caresser l'échine
Pas sur que le match d'hier soir est inversé la tendance pour des Agenais qui redoutent plus que tout de repasser par la case barrages , souvenirs , souvenirs ...

Les fruits de l'héritage

La lecture de cette Chronique un peu longue je m'en excuse d'avance au goût d'Hervé B et musardent parfois pour tenter de vous faire sentir presque toucher les petits et grands moments de nos matchs devrait vous éclairer, tout comme la lecture de la presse du jour nous propose un sourcier Gersois Henry B rattrapé par des bouffées nostalgiques et se souvient qu'il a été Auscitain, reconnaissant dans la bravoure et l'engagement des jeunes Gersois La signature de ce Rugby qu'il avait sublimé et dont Gregory Patat est en train de faire joliment fructifier l'héritage

HB homme de défis porté de manière irrépressible vers l'avenir ne nous avait pas habitué à se retourner ainsi vers le passé


A moins que dans ce portrait en creux, ce coquin d'Henry ne fustige tout autant la victoire laborieuse de ses nouvelles couleurs d'adoption , cornaqués par le duo Lanta Deylaud, qu'il ne célèbre la belle résistance de la jeune garde du FCAG qui poussa le culot jusqu'à mener ( 6 à 5) à la 55 e dans l'antre du premier de cordée promis depuis des mois à une montée
en TOP 14 et que l'on sent confusément plus prêt de dévisser que de conquérir l'Everest , comme ces coquins de Gersois ont su le faire deux fois dans un passé récent

Le jeu à l'Agenaise était hier au soir aux abonnés absents , peut être aussi que la résistance opiniâtre des Auscitains n'y était pas étrangère.

Cette marque de fabrique dont H.B fut longtemps le dépositaire exclusif avant de céder aux sirènes de la tribu Agenaise qui réussit à se payer le sorcier Gersois
une méthode qui perdure dans notre petit coin de Gascogne mais ne s'exporte pas aussi facilement que ça sur le terroir Agenais, plus enclin à l'importation de produits exotiques que sur la production locale , en dépit du contre exemple d'un Monribot impeccable hier soir et lancé par le sorcier dés son arrivée !

La fierté du coté des battus

Dire que nous étions fiers en quittant le stade malgré la défaite est une vérité simple comme une évidence
Péché d'orgueil je ne crois pas , mais l'état d'esprit affiché par nos joueurs nous soudait autant que la victoire ( n'est ce par Christophe D , avec qui je refaisais hier soir le match

La vaillance la solidarité, et par-dessus tout le dépassement de nos jeunes nous paye en retour Dirigeants Partenaires Supporters de bien des sacrifices

Comme cette première ligne privée de Menkarska et de Suster en première période qui sut faire front , avec Yannick Delom et Juan Manuel Murre suppléé par le petit Landry , faisant mieux que se défendre subissant parfois pliants sans jamais rompre devant les kilos Agenais empilés

Elle est là la magie Auscitaine, ici personne ne triche, le samedi les bénévoles se défoncent à l'image de nos joueurs sur le pré autour de Patrick de Philippe et de tous les autres . anonymes Ce petit miracle permanent brille , comme cette lueur d'envie que l'on devinait dans les yeux de spectateurs voisins Agenais oubliant le succès comptable laborieux de leurs protégés , au-delà du rapport de force entre les moyens respectifs pour simplement envier le volontarisme de ces Gascons qui forçait presque malgré eux leur admiration
Préservons ensemble longtemps cette petite flamme

En contrechamps, les sarcasmes de la foule face à la pâle prestation du « bison bedonnant Caucaunibuca », celui la même qui nous avait habitué a déchirer les espaces de ses courses imprévisibles se transforma après quelques premières tentatives soldées par de rudes contacts avec les découpeurs Gersois, en ruades spasmodiques, les hoquets d'un second ouvreur embarrassé qui se débarrasserait au pied de ballons incertains qui ressemblaient à une démission

Je n'irai pas au regard des mensurations de la montagne Fidjienne jusqu'à dire qu'il fut l'ombre de lui même, mais sur l'étal d'Armandie ouvert aux quatre vents, le bestiau nous parut bien cher au regard du kilo de muscle, parachevant sa prestation du jour d'une sale cravate sur notre Centre Thomas Paterson toujours à la corne , le pachyderme Fidjien embarrassé de kilos superflus complétant ainsi la collection Caucau avec le Rouge au Moulias il y a 3 ans , d'un jaune écarlate à Armandie qui méritait le murissoir

Le bonhomme s'en sortait bien au regard de la mansuétude complaisante de Mr Marchat face à un geste dangereux et inadmissible
Si notre joueur devait être indisponible, le ne saurai trop encourager nos entraineurs à le citer pour jeu dangereux



Le c½ur et la raison

AUCH avait fait le choix de faire tourner l'effectif ;
Choix respectable autant par conviction que par nécessité, de
Il était nécessaire ne pas trop tirer sur les mécaniques avant de recevoir Mont de Marsan

Des Montois défaits a Aix en Provence ce week end et qui tirent dans notre catégorie, au milieu du classement et qu'il conviendra de mettre au pas samedi prochain pour faire lever les promesses d'Armandie

Ce n'était pourtant pas une impasse Auscitaine , ni le risque de prendre une valise de points
L'occasion était belle de mesurer auprès du leader que nos trente joueurs sont de valeur équivalente
l'occasion sans pression excessive de donner du temps de jeu et leur chance à ses espoirs Auscitains , qui travaillent sérieusement avec Mike LEBEL et son encadrement et méritaient de montrer leur savoir faire devant 9000 spectateurs

De retour de blessures comme Mathieu PELUCHON dont on apprécia la longueur du jeu au pied et le retour d' Erwan BEROT en recherche de repères
On retrouva avec plaisir pour la seconde fois de la saison jeune LANDRY en pilier droit suppléant en cours de match, Juan Manuel MURRE
Gregory Menkarska étant mis au repos comme le capitaine Stephen Saint Lary en prévision des prochaines joutes déterminantes pour notre classement juste le temps de recharger les accus ! ...

Aucun des appelés ne déçu
les coachs peuvent se réjouir de voir des possibilités de rotation confirmées, seule ombre au tableau , les blessures de DULIN , PELUCHON et PATERSON ce dernier sorti groggy agressé par le Fidjien Caucaunibuca , dont on espère qu'il sera rétabli pour affronter Mont de Marsan.
Tom on compte sur toi

Coté Auscitain les satisfactions sont donc légions et je pourrai tous les citer La jeune classe a montré de belles promesses

Mention spéciale pour Damien DUFFAU impeccable à l'ouverture, valise et vista à la clef sur une initiative qui aurait mérité un meilleur sort , avec un super CLARAC meneur et buteur qui sut desserrer l'étreinte avec un jeu au pied consistant

Titi BOSQUE et BASTELLICA vigilants sur leurs ailes laissèrent entrevoir de belles possibilités sur des terrains de meilleure fortune .
Frédéric MEDVES , Hugo RONGIERAS les découpeurs équarisseurs du jour cavalèrent dans les espaces bouchant tous les trous pour brasser de l'Agenais à tour de bras

Le capitaine enfin David PENALVA le guerrier Lusitanien qui poursuit une série de matchs au super , sorti frais comme un gardon est en train de mettre tout le monde d'accord , bravo à David !


9000 spectateurs, avaient fait le pari d'assister à la rédemption du SUA et ses vedettes Sudistes , et de voir laminer une équipe Gersoise remaniée, juste assez bonne pour servir d'opposition faire valoir , certains après l'essai de Fonua pronostiquait même une déculottée

Il ont surtout pu constater que la vaillance et la solidarité Gersoise ne sont pas un mythe !

Ce serait mal connaitre les vertus quasi génétiques des
» Irréductibles » conquérants de l'impossible, harcelant la pointe du combat, commettant un minimum de fautes et annihilant de leur front têtu, trois pénal touches Agenaises présomptueuses, emportées comme fétu de paille en touche sous les grondements de la foule d'Armandie qui redoutait les prémices d'une « escanouillade »

Les 3 pénalités en fin de match généreusement consentis par Mr Marchat à la vindicte populaire tuèrent le suspens que les Auscitains s'échinaient à maintenir Elles creusèrent un écart que les Agenais ramenés à plus d'humilité par la sainte trouille s'empressèrent de convertir Mr Marchat pourrait sortir le sentiment du devoir accompli

Le point de bonus mille fois mérités par le FCAG s'envolait , tant pis, mais AGEN n'obtiendrait pas un bonus offensif hors d'atteinte et qu'il ne méritait pas à la vue de sa prestation !

Colomiers étrillé à Lyon , Aix vainqueur à domicile de nos prochains adversaires Montois et premier relégable reste à 13 points des Auscitains
Les affaires se présentent pas mal , elles le seront d'autant plus si Samedi une victoire à Jacques Fouroux venait récompenser les promesses du jour et décrocher un maintien qui libérerait notre élan poir jouer en fin de saison les trouble fêtes !

“en daban toustem” – En avant toujours

Lou BERET



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# Posted on Sunday, 31 January 2010 at 10:59 AM

Vainqueur 17 à 10 à Lannemezan AUCH fait le mêtier sans s'embourber

Vainqueur 17 à 10 à Lannemezan AUCH fait le mêtier sans s'embourber
RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages...

Michel Sespiaut - Chroniques en plein Gers

Dimanche 24 Janvier 2010

Stade François SARRAT à Lannemezan
2000 spectateurs
ARBITRE Mr Bonhoure (Comité du Languedoc)

CERCLE AMICAL LANNEMEZANAIS 10 FC AUCH GERS 17


Pour AUCH 1 ESSAI de Hugo RONGIERAS ( 52 e) 4 Pénalités de Benjamin Feilles (3 13 18 et 20 ème) ;
Pour LANNEMEZAN 1 essai MOURET( 61e)
(. 1 transformation POCHELU 1 pénalité HERAUT (70 ème )

A une semaine d'intervalle un même score à 17 points vient sceller la seconde victoire du FCAG à l'extérieur, après l'embellie de Mont de Marsan c'est LANNEMEZAN qui s'incline sur ses terres , dire que cette victoire était attendue et souhaitée reléve de l'euphémisme , encore fallait il aller au bout de nos convictions.
Il est un temps pour tout, celui ou le cuir brille, la chanson du geste enlevé comme un vol de palombes à la pointe du jour surgissant de la brume matinale pour une séquence émotion
Le temps des labours n'est pas encore venu que la terre lourde de promesses engourdie lui a succédé
Ces temps incertains ou le joueur devient terrassier sous son masque de boue, quand le jeu piétine et que les gazelles frigorifiées quémandent l'offrande rare d'une ogive à la trajectoire aussi improbable que l'herbe tendre dans un marigot impossible .
Le gain de la rencontre sur le bourbier de François SARRAT de Lannemezan était un exercice en forme de figure imposée face à des locaux qui en dépit d'un engagement courageux ne sont encore jamais parvenu à s'imposer sur leurs terres
Champion de fédérale 1 , il y a loin de la coupe aux lèvres pour espérer être compétitif dans le rugby professionnel impitoyable pour les faibles
Pour les Gersois encore un peu verts mais sur le chemin du renouveau , la voie du maintien désormais dégagée passair par le plateau et s'approche désormais à grand pas
Au plan comptable, remontés à la 11 ème place les Gersois ont doublé Montois et Tarbais et retrouvent le milieu du peloton ou il fait chaud au c½ur de l'hiver
Aix en Provence 1er relégable est désormais à 17 points et Colomiers premier non relégable a concédé le nul à Grenoble sur son terrain pour pointer à 11 points, les affaires Gersoises se présentent désormais sous de bons hospices, à condition que les blessures épargnent nos forces vives !

AUCH fait le métier sans s'embourber !
Il y avait tout à redouter d'un match ou nous avions plus à perdre que nos hôtes résignés à descendre par la force des choses mais surement pas au pint de baisser la garde
La blessure dés l'échauffement du jeune Nathan Thierry suppléé par Bastellica aurait pu passer pour un mauvais présage en 'autres circonstances
Une entame hormonale prévisible chez un mal classé , un terrain lourd aux allures de labour et une pluie battante tout le long de la rencontre pour finir de noyer toutes possibilités offensives
Il n'en fut rien
Nous fumes bien vite rassurés tant les Auscitains maitre de leur sujet dés l'entame mais aussi de leurs nerfs face à la provocation ordinaire de quelques coups de tromblons « desesperados » assénés par la seconde ligne Haut Pyrénéenne qui subissait à l'impact comme sa première ligne tout au long de la rencontre
L'occasion de souligner les progrès constants dans le domaine de la discipline d'un David PENALVA métamorphosé cette saison sous la houlette de Gregory Patat et de plus encore impeccable dans le jeu hier soir et qui mérite la distinction des trois étoiles du Midol .
Le colosse Lusitanien resta de marbre face aux provocations de ses adversaires du jour qui s'apparentaient à l'énergie du désespoir , laissant le soin à son artilleur de faire rapidement sa pelote des fautes adverses, grâce à des pénalités accordée logiquement par Mr Bonhoure, mais qui curieusement s'évaporèrent au cours du second acte alors même que les plongeons des Hauts Pyrénéens restèrent largement impunis, transformant les regroupements en thalassothérapie et le cache ballon des ballons portés en bains de boue
L'ouvreur Benjamin Feilles bon pied bon ½il, sur et inspiré comme à l'habitude fit le métier proprement faisant la démonstration de sa jeune maturité et en ajustant la mire sans trembler , 12 points dans les fouilles et 100 % de réussite aprés 20 ', chapeau au gamin !
De quoi chasser les nuages de l'incertitude qui planaient avant le début de la rencontre sur un derby pardoxal entre ceux qui n'avaient plus rien à perdre et ceux qui avaient tout à perdre en s'inclinant chez le dernier , qui n'avait encore jamais réussi à s'imposer sur ses terres
Le réalisme Auscitain, et et la pluie continue qui s'abattait semblaient bien noyer les derniers rêves de maintien du Cercle Amical Lannemezanais et son public éteint et résigné.
Les hommes de DANTIN en dépit de tous leurs efforts pour se monter menaçant étaient facilement contenus par une défense Auscitaine bien en place
Après une fin de mi temps étiolée
C'es tout le contraire qui advint, imprécisions et dispersions semblèrent gagner les rangs Auscitains en seconde période.
Après l'essai collectif autour de l'heure de jeu sur un ballon porté planté par Rongieras couvé par toute la famille au cul du camion , Hugo qui venait de suppléer Alexandre Ricaud sonna la fin des réjouissances et le FCAG étrangement sortit complètement du match, panne de secteur , courant alternatif , abandonnant la conduite du jeu à des hommes du plateau qui eurent le mérite de relever la tête devant une passivité inquiétante et se remettant même à espérer ce qui est un comble devant la tournure de la rencontre
J'en veux pour preuve cette essai « casquette » concédé
Sur un petit coup de pied par dessus le regroupement, de DUFFARD l'ex Auscitain ; pour un petit coté déserté par une défense aux abonnés absents . Une action à zéro passe qui permit au Lannemezanais MOURET de pointer au nez et à la barbe de l'arrière garde Gersoise totalement dé positionnée
Les ailes Gersoises repliées hier soir et peu en verve dans le bourbier Lannemezanais , confinés qu'elles étaient à baisser la tête pour bouger de la viande dans le petit périmètre imposé par les conditions climatiques
Même si le jeu demande faute, quelques oublis de placement sur des ballons de replis sont à corriger sans délai sous peine de déconvenues face à des adversaires plus coriaces ou moins naïfs
Sans manquer de respect à l'adversaire du jour , c'est l'occasion de regretter parfois la propension de notre jeune équipe a se mettre au niveau de l'équipe adverse , tombant peu à peu dans le panneau du faux rythme des hommes du plateau , opposant pourtant de maigres arguments mais qui eurent le mérite d' arracher un bonus défensif hors d'atteinte à l'heure de jeu
Nous serons indulgent sur les points oubliés en route particulièrement par l'infortuné Vincent cortes dont le doute qui colle à ses rampons sembla gagner les rangs de ses coéquipiers dés son entrée sur le terrain Nous passerons aussi sur son mouvement d'humeur à la sortie , preuve de sa prise de conscience d'avoir complètement raté sa prestation
Vincent est un gentil garçon qui ne mérite pas les commentaires acides entendus ici et là
Il n'empêche que son manque total de réussite et de confiance n'est pas nouveau et n'a pas trouvé de solutions interne quand de bonnes volontés se sont manifestés pour l'aider , classées sans suites..
Pourtant il a conservé longtemps la confiance de ses coachs et a eu sa chance jusqu'au bout ; rentré sur le tard suppléer Benjamin Feilles secoué par des placages à retardement impunis, il fit peine à voir, mais n'apporta aucune des garanties que l'on attend de lui dans pareille situation , lui qui était le taulier à l'entame de la saison
Il lui faut refaire ses gammes, jouer régulièrement avec le groupe Espoir pour retrouver ses repères et un semblant de compétitivité susceptible d'aider le groupe en cas de besoin

On ne peut passer sous silence les agressions multiples dont fut victime Benjamin Feilles , qui laissèrent les impayables référés de marbre , mais de ça aussi on a malheureusement l'habitude ...
On aurait pu longtemps regretter ces coups de pieds de pénalités ratés ou oubliés qui auraient du sceller la rencontre bien avant son terme , pour un suspens qui n'avait pas lieu d'être
Il était écrit que nous n'aurions cette saison aucun match facile
S'il est un domaine ou cette équipe doit grandir c'est bien dans celui de la conservation et de la maitrise des fins d rencontre ou une fébrilité incroyable s'installe parfois à la faveur des changements
On le sait bien, seule la victoire est belle, et à défaut d'être majuscule après la démonstration des 20 premières minutes elle fut finalement préservée et c'était la seule ambition du jour qui nous satisafit pleinement disons le . Même si la manière fut imparfaite, 20 ' parfaites 40 passables et 20 médiocres, le contrat est bel et bien rempli !

En AGEN même ... pour tutoyer le haut niveau !
Après tout dans une semaine, forts de ce paradoxe et surtout de la nécessité de se resserrer avant d'affronter un leader de la PROD2 revanchard , surtout quand il vient de se faire égratigner en concédant à La Rochelle puis à Oyonnax deux défaites consécutives qui ne sont pas infamantes mais avec un maigre pécule d'un point glané qui n'est pas la cadence d'un champion
Nous sommes tout aussi capable de nous hisser au niveau de l'armada Agenaise pour un match que nos « irréductibles « s joueront libérés de toute contrainte face à une équipe Agenaise après un coup de moin bien , qui aura surtout beaucoup à se faire pardonner sur ses terres ou elle devra fatalement prendre le jeu à son compte ,laissant à l'opportunisme Gascon son alignement et sa mélée solide , la possibilité de contester les velléités Agenaise , un art consommé du contre ou ne sommes pas les plus maladroits
Gregory fera vraisemblablement tourner l'effectif, ce sera l'occasion belle pour les frédéric Medves Eric Espagno et autre Erwan Berot revenu de blessure dont les qualités sont évidentes, de retrouver le gout de la compétition du temps de jeu pour postuler à nouveau aux premiers rôles face à ce qui se fait de mieux cette saison
Ils en ont les moyens, nous autres en avons la conviction et l'envie de voir hisser les couleurs Auscitaines à hauteur de l'enjeu d'un match de gala proposé à un un club régénéré pour faire honneur à ARMANDIE à l'an neuf du Rugby Gersois


“en daban toustem” – En avant toujours

Lou BERET

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# Posted on Monday, 25 January 2010 at 2:36 PM

AUCH - BORDEAUX BEGLES La reprise en Marche avant

AUCH - BORDEAUX  BEGLES   La reprise  en Marche avant
RUGBY TERROIR AMAZONE – Décalages...

Michel Sespiaut - Chroniques en plein Gers


Samedi 17 janvier 2010
Stade Jacques Fouroux à AUCH
3500 spectateurs – ARBITRE Mr DALMASO (Comité Midi Pyrénées )

- FC AUCH GERS 17 BEGLES BORDEAUX 6



Pour AUCH 1 ESSAI de Damien DUFFAU ( 1e) 2 drop goal d'Anthony SALLECANNE
( 34e) et BENJAMIN FEILLES ( 54e ) 2 Pénalités de Benjamin Feilles (40 et 44 ème) ;
Pour BEGLES BORDEAUX 2 pénalités de VERMIS (12 et 47 ème )

Homme du match : le collectif Auscitain est à féliciter dans son ensemble avec une mention spéciale pour Benjamin Feilles excellent distributeur à la main comme au pied

Ce n'était pas une de ses soirées d'ordinaire quand le Moulias fûme au rythme des mêlées et que la pluie dégringole drue pour doucher les velléités offensives

Non après 1 mois depuis le 19 Décembre 2009 Palois enneigé et ce nul courageux
Une intersaison hivernale bienvenue pour ressourcer une effectif resserré , mais aussi1 mois sans les repères dela compétition et sa dimension physique

Au grand dam de Gregory Patat , Colomiers aux ambitions congélées par le très haut niveau général de la compétition , enseveli sous un linceul blanc depuis la veille avait précautionneusement rendu les armes, pour un match décalé au 14 Février qui vaudra d'être vécu entre néos et anciens Auscitains!

C'est assez dire l'enjeu du match du soir disputé sous une pljuis battante mais pas au point de décourager ses supporters du Moulias régénérés eux aussi et désormais en en manque d'émotion, toujours prêts à s'emballer avec le jeu au rythme du « templé « de la Bandas Loc Clapicos venue de pavie, qui peu à peu emballait la machine

Nous étions tous prêt à l'indulgence pour nos protégés quand seule la victoire est belle , mais il n'en eurent finalement pas besoin, tant nos «irréductibles » Gersois s'employèrent avec détermination et maitrise à faire la démonstration d'un groupe déterminé à l'image des qualités de ce vin de Saint Mont France et équilibré gouleyant et agréable en bouche à nous contenter face au grand vin capiteux du Bordelais sa puissance aromatique sur les tables d'aparra
Les Auscitains ne laissèrent jamais la conduite de jeu ni le moindre répit à des Bordelais venus s'étalonner et qui comprirent assez vite qu'il leur faudrait mettre de l'eau dans leur vin d'une cuvée 2009-2010 qui ne tiendra pas forcément les promesses d'une demi finale espérée en fin de saison les seuls bouchons à l'horizon furent les tampons défensifs généreusement administrés par les trois quart Gersois se mêlant avec entrain à la fête

Terra incognita

Sans repère autre qu'un entrainement musclé lundi dernier pour solliciter à nouveau les organismes et des adducteurs moins douloureux pour Alex Ricaud , les Auscitains engagèrent le fer sans complexe, sur un terrain lourd mais de bonne facture face à une formation Bordelo Béglaise dopée par sa victoire bonifiée devant un Lyon en décélération , étouffé dans l'antre de Musard qui semble marquer le pas si l'on se réfère au nul concédé ce week end à Aix en Provence, face à des Provençaux à la lutte désormais avec Colomiers pour sauver leur peau en PROD2 mais qui liment consciencieusement le fonds du classement depuis le début du championnat

Les yeux plus gros que le ventre, surement les ambitions Girondines furent douchés mises sous l'éteignoir par des Auscitains bien décidés à en finit avec les hésitations et les doutes d'une équipe en devenir
Chaque match a sa propre vérité mais dans tous les cas l'entame Bordelo Béglaise dénoua rapidement le suspens de la consistance des uns à l'appétit des autres l

L'intrigue plantée sur fonds de manque de repères collectifs prenait dans les commentaires d'avant match l'allure d'un traquenard possible pour des Auscitains en quête du maintien et dans l'obligation de relancer la machine grippée par un mois de trêve imposée
Cette frustration et ce doute débouchèrent c'est heureux sur un match solide de détermination et de maitrise collective. AUCH pour la première fois faisait le plein en rendant une copie sans rature de belle et bonne facture .

Guerre éclair , le blitz Auscitain frappe comme la foudre !

Deux cagades successives Bordelo Béglaise sur le coup d'envoi, un ballon « dégueulé sous la pluie drue « le second escampé , un coup de mortier dans l'axe profond de nos grenadiers étouffant l'ogive, un coup d'essuie glace plus loin de l'impeccable Anthony SALLECANNE envoyant d'un regard les défenseurs dans le zig et une offrande au zébulon Mathieu ACEBES sorti de sa boite qui prolongeait dans le zag l'offrande à Damien Duffau excellent hier soir, qui pouvait pointer en plongeant sur la terre promise.

AUCH confirmait son excellente 6eme place dans le registre offensif des essais

Et dieu sait si nous avons connus dans un passé récent des années de disette au plan du jeu offensif , pour se réjouir de voir le duo Patat Sarraute réussir à façonner un collectif solidaire et entreprenant en dépit d'un classement dont je persiste à écrire qu'il ne reflète pas la qualité et les capacités de l'équipe Auscitaine en devenir qui pointe à la sixième place du classement des essais !
Bordeaux ne devait jamais se remettre de cette entame catastrophique mais il faut rendre grâce aux Auscitains de ne pas les avoir laissés espérer un seul instant tant ils s'ingénièrent à conduire les débats , des coups de pieds donnés avec la tête , comme ces deux drops de Sallecanne et de Feilles bienvenus pour creuser un écart de 8 points qui mettait les affaires Auscitaines à l' abri d'un essai de rapine en contre , toujours possible tant la pluie faisaient des claquettes , noyant les quelques vélléités sporadiques Bordelo Béglaise en bout de match, comme autant de pétard mouillés

La messe était dite , les Auscitains requinqués soudés comme un seul homme venait de s'ouvrir de belles perspectives de fin de saison poursuivies par une soirée festive sous le hall du Mouzon ou toute la famille du Rugby Auscitain , depuis l'école du Rugby jusqu'à l'ensemble de l'équipe première partageaient le pain et le sel avec 500 convives réunis pour fêter sans chichis l'an neuf du FCAG , les prémisses d'un renouveau pour un club exsangue il y a un an à peine , convalescent d'une année terrible , d'un effectif décimé par la rigueur budgétaire mais tel le ph½nix renait de ses cendres assez prompt pour se relever et faire éclore de nouveaux talents , Benjamin Feilles , Yannick Delom ou Nathan Thierry, jeunes pousses qui lui promettent un bel avenir que devrait consolider la prochaine intersaison

Du présent au plus que parfait

Désormais la ligne d'horizon du FCAG fixe le cap du maintien, à arrimer le plus tôt possible et si la scoumoune des blessures veut bien nous lâcher , jouer les trublions arbitres au moment de recevoir Lyon et autres prétendants déclarés au Graal qui viendront se jauger dans le Gers terre hospitalière mais de fiers tempéraments

Le cimetière des éléphants

Je me vois contraint d'ouvrir une parenthèse pour regretter que le référé du match L'infortuné Bernard Dalmaso, qui n'est pourtant pas un perdreau de l'année, arbitre de son état depuis 1993 au comité Midi Pyrénées commis pour cette rencontre disputée fort heureusement dans un état d'esprit remarquable se soit montré à ce point mauvais qu'il réussit l'exploit rare d'être hué par des spectateurs victorieux au sortir d'une prestation indigne du niveau professionnel
Un paradoxe pour une fin de carrière pathétique ?

Les gazettes ne vous en rendront pas compte au motif du politiquement correct qui les contraint ou pour les plus vaniteux de la nécessaire éducation des masses populaires mais la vérité commande de dire que l'impétrant sorti bel et bien sous les horions de la foule et les lazzi du Moulias, un sourire désabusé en forme de rictus sur les lèvres ou se disputait la frustration d'un match qu'il n'ignorait pas avoir raté tout autant qu'une dernière provocation imbécile à l'égard du public, ce cochon de payant qui n'aurait pas son mot à dire , voyez vous ça !

Il faut dire que son obstination a faire jouer et rejouer des mêlées punitives au-delà du temps réglementaire jusqu'au bout de la nuit et sans Tourtel, bégayant ses pénalités comme un pantomime ne surpris personne dans le stade , et ne visait disons le sans détour qu'à permettre aux Bordelais déconfits de récupérer un bonus immérité

Me revenait en mémoire la mêlée Grenobloise effondrée sous ses poteaux d'une victoire escamotée, dont nous attendions réparation , nous attendons encore , nous attendrons longtemps !

Décidemment le Gers et le comité Armagnac Bigorre doivent être bien plus loin que les 80 kms qui les séparent de la capitale Haut Garonnaise du comité Midi Pyrénées et de ses flonflons rutilants
Si manants et gueux crottés , cadets de Gascogne se doivent de rester à leur place et au besoin on saura le leur rappeler, certains qui vivent bien du système devraient savoir en conscience se retirer quand il en est encore temps

Le totem de la mêlée Gersoise

Je propose sa candidature pour prendre toute sa place au panthéon des carrières arbitrales ensevelies sur cette pelouse de Jacques Fouroux, là même ou furent dispersées il ya 5 ans les cendres du petit caporal lui qui apporta ses lettres de noblesses au combat de la mêlée fermée qu'il savait si bien cornaquer puis su insuffler comme entraineur « entrainant » jusqu'à sublimer des équipes de France irrésistibles devant
Rentre ici B.D aux cotés des infortunés Patrick Thomas et autres Eric Darrière venus commettre une arbitrage de trop au Moulias, terre fertile du Rugby qu'ils ont bien tort de mésestimer

Pour qui n'est jamais venu se mêler à la foule de ce grand petit stade aux abords désuets mais fort heureusement à taille humaine, n'a pas serré les rangs sur les sièges exigus au milieu de cette académie de plus ou moins illustres anciens joueurs comme ces Lions d'Armagnac qui rugissaient encore à l'heure du déjeuner après une séance de thalassothérapie sur le terrain de rive gauche ou les vielles gloires se rappelaient au bon souvenir de tous comme André BERTHOZAT champion de France Béglais de 1991 l'ère des Rapetous et de la tortue ( Simon Moscato et autres Laporte) venu passer une belle journée dans la capitale de la Gascogne
Qui ne connait pas « Jacques Fouroux » planté sur la plaine du Moulias ,ne connait pas les bons mots frondeurs souvent bon enfant, antidote à la morosité , mais si redoutablement féroce quand l'amour propre de la tunique est égratigné par l'injustice aux allures d'infamie pour les inconditionnels passionnés que nous sommes

la désinvolture d'un référé en bout de piste qui ne le respecte pas les fondamentaux du jeu ni l'esprit en général, au point de négliger le totem de la mêlée Gersoise en particulier celui là même dont l'ascendant décisif sur la partie de sape engagée était évident pour tous les observateurs plus ou moins avertis, sauf pour Mr DALMASO

A ce stade de la saison ou nous avons fait le tour de toutes les grosses cylindrées et que le bulldozer Agenais défait ce dimanche à La Rochelle , en dépit d'une domination éclatante, reste faillible au point de ne plus pouvoir réussir la performance Gersoise de 2006, l'apogée de l'ère Broncan conclue avec seulement 3 défaites au compteur en une saison complète , et comme il n'y a pas de mal à se faire du bien , la fierté Gasconne n'étant pas qu'une légende on peut affirmer sans flagornerie que la mêlée Gersoise reconnue et redoutée de toutes les équipes de PROD2 reste une réalité tangible, aux cotés des autres conquérantes comme la corne Agenaise et la balance des mastodontes palois
In mêlée Veritas , Avec ses lettres ne noblesse comme autant de faits d'arme réalisés sur les bords du Gers comme aux quatre coins de l'hexagone

Sans remonter aux soirs de « Bajadita « comme se plait à le raconter Henri Poudensan quand le regretté maitre Jacques son ami , à la lueur improbable des phares de sa Mercedes simulait de sa gouaille inimitable jusqu'au bout de la nuit des mêlées improbables ou la science et la passion fusionnaient dans la fumée des corps noués dans un rituel initiatique qui valait tout autant par sa communion et l'esprit de corps qu'elle insufflait que par l'ingéniosité du placement du piler ou du talonneur
Pareille école et histoire mérite au moins le respect et ne supporte pas la médiocrité ni les errements teintés d' insuffisances du corps arbitral

Mauvais en général ce qui peut arriver mais mesquin en particulier , l'arbitre du soir commis une prestation indigne du Rugby Professionnel, Visiblement à court de condition et bien mal inspiré on ne peut pas passer sous silence l'indulgence coupable avec laquelle il dédaigna longuement les vertus ascensionnelles de la mêlée Bordelo Béglaise qui devait apercevoir à intervalles réguliers le Pic d' Aneto quand ce n'était pas le Mont Canigou me souffla un Lou BERET transfiguré en poète lyrique et jamais avre de compliments quand il s'agit de vanter les mérites des siens ...

Chichement récompensés les Auscitains ; quand les Béglais échappèrent au régime de la biscotte qui s'offrait à eux pour répétition de faute technique , soumis à la loi des hotes du soir Gregory Menkarska le taulier , le voltigeur Roman Suster, Yannick Delom et Juan Manuel Murre mieux que des suppléants leur firent « la misère »

David Penalva impeccable hier soir , Sergio Valdés et Tao l'inoxydable , poutres charpentés ne laissant pas leur part aux chiens dans le registre des hommes forts du bâtiment

B D pris en grippe par un public ulcéré , s'acharna en bout de match , multipliant les pénalités à portée d'en but Gascon , pour donner aux Bordelais l'offrande d'une essai devenu nécessaire pour sauver un bonus défensif immérité au vu de leur prestation du jour
C'est dans ce registre de « bravitude » que nos petits excellent , et qu'ils sont capable des exploits les plus insensés , ce sentiment d'injustice reste aussi souvent le meilleur ciment

Mais le jeu de Rugby est ainsi formidable qu'il nous rappelle sans cesse à l'humilité, des remises en questions permanentes, comme celle qu'il faudra pour aller gagner à Lannemezan Dimanche prochain
Des Hommes du plateau éreintés chaque week end , comme ces 56 points martelés au pied des Alpes Grenobloises n'ont plus que leur honneur pour toute gloire sous peine de finir nus et crottés la saison . Pour les hommes de Patat savent que la partie à venir sera rude et difficile entre hommes d'honneurs qui ne lachent rien et qu'il faudra mettre tous les ingrédients et dans le bon sens pour doubler la mise et partir chatouiller les terres Agenaises dont le trône est déjà avancé

Il faudrait être ignorant des choses du rugby ou bien présomptueux pour penser un seul instant que les hommes de l'estimable président Fourcade ne vendront pas chèrement leur peau dans l'antre de « François SARRAT » et que ce droit d'évoluer en Prod2 , ils l' ont conquis à la force du jarret . Lannemezan qui ne compte qu'une seule victoire, mais pas n'importe laquelle, juste chez le voisin Tarbais, une victoire qui soldait provisoirement un vieux contentieux sur fonds de courte échelle !

Tout ceci fait partie intégrante des choses du rugby , les pages de sa légende sont émaillés de petites révoltes comme de grandes victoires prestigieuses relevées de défaites pénibles Les plus grandes comme les plus modestes n'y échappent pas et c'est heureux pour qui se fait une certaine idée d'un sport qui s'apparente à un parfait condensé de la vraie vie

Quand sur le paletot froissé par la rudesse du combat se mêlent indistinctement la sueur le sang et des larmes qu'éclairent parfois le soleil de la victoire dans les yeux des combattants de l'impossible, l'important est de toujours se relever !

Mais ceci est une autre histoire que je vous compterai la semaine prochaine amis et fidèles Lecteurs qui me laisse juste le temps de vous souhaiter une belle et bonne année 2010 et la santé pour et tous ceux qui vous sont chers , après l'amitié , le bien le plus précieux.


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Lou BERET

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# Posted on Sunday, 17 January 2010 at 2:24 PM

Décalages Portrait de joueur FCAG Sergio VALDES

Décalages  Portrait de joueur FCAG  Sergio VALDES
Décalages Portrait de Sergio Valdez

Préface

J'ai bien volontiers emprunté à Lou BERET le titre de la chronique, pour cette série d'article portrait, concoctés par Bernard Larrieu qui débute avec la poutre Chilienne Sergio Valdez

Intransigeant au combat des regroupements ce taiseux à l'½il malicieux et rieur, est un bonheur d'élégance et de subtilité à la ville grace à une bien belle éducation qui ne gache rien au talent du joueur

Ce n'est bien sur pas un pûr hasard, que de donner la primeur de ces portraits à un « homme du bâtiment » pour qui connait l'assise immuable du Rugby Gersois, et tout ce qu'il doit de sa légende comme de son palmarès à ses hommes « forts de caractère » , respectés sur tous les terrains de l'hexagone

Sergio, a pris sportivement au FC Auch Gers au fil des saisons toute sa dimension de joueur et en belle preuve d'amitié à accepter d'ouvrir cette série de portrait en nous accordant sa confiance
Ces portraits à deux mains, sont un formidable prétexte au voyage, une occasion unique de prendre la mesure si c'est possible de cette alchimie unique qui fait de ce club un formidable « melting pot » lieu de brassage ou se fonde une solidarité remarquable rehaussée par une performance sportive remarquable durant la dernière décennie

L'occasion est belle de poser un autre regard sur les joueurs du FC Auch-Gers venus de lointains horizons qui distille leur culture propre que se soit dans la vie communautaire et la pratique de ce jeu de Rugby quand la passion de leur engagement et leurs études les conduits à rejoindre ce petit coin de Terre Gersoise qui les a accueilli et révélé , parfois à eux même aussi . Par delà les mots et les images, l'occasion était belle de recueillir l'expérience et le regard de ceux qui ont choisi de traverser parfois plusieurs océans pour vivre pleinement leur passion, quittant leur pays et leurs racines ou ils ont laissé leur adolescence pour venir chez nous et défricher le chemin de leur vie d'hommes.

A travers les passions et les coups de c½ur de quelques-unes de ses « figures » de notre club fétiche, vous découvrirez sans détour, entre vécu et ressenti, cette expérience unique de partage un métissage culturel entre le pays d'origine et le pays d'accueil. Le rugby en sera le prétexte,et le Gers une terre d'accueil hospitalière fière de ses nouveaux enfants

je tiens à remercier Bernard de nous partager ce beau cadeau de fin d'année et de me faire l'amitié de sa collaboration aux chroniques des « irréductibles « chaque semaine pour votre plaisir à tous je l'espère.

Michel Sespiaut



La cordillère chilienne du FC Auch-Gers, Sergio Valdés

Du Nord aride et riche en cuivre aux majestueux paysages du Sud
Toulouse, boulevard Carnot, bouche de la station de métro François Verdier, le 04-12 dernier, 17 h 20'. Mon portable sonne : c'est Sergio Valdés, deuxième ligne du FC Auch-Gers qui m'appelle et m'avertit qu'il est sur le point d'arriver à notre rendez-vous. L'homme est prévenant affaire d'éducation et de caractère

nous avions précisément fixé notre rencontre à 17 h 20'... Quelques instants plus tard, j'aperçois son imposante silhouette qui émerge au milieu des passants, à une quarantaine de mètres, droit devant moi. Son bras droit se lève, en signe de salut amical et de reconnaissance. Il me rejoint et, après avoir échangé quelques cordialités, nous décidons d'aller nous asseoir au Carno Bar, à deux pas, de l'autre côté du boulevard.

Nous entrons, Stéphane Nicolas, le gérant, est seul au comptoir, aucun client dans la salle. C'est parfait, nous serons au calme. La commande passée, l'entretien démarre en toute simplicité : je rappelle à Sergio le but de celui-ci et sa diffusion postérieure, s'il le veut bien. Il est d'accord. Stéphane, sans doute interpellé par la carrure de ce client inhabituel, n'en perd pas une. Et lorsqu'il entend que ce dernier est d'origine chilienne, il s'anime et intervient poliment et avec enthousiasme, et nous avoue sa passion pour l'Amérique Latine. C'est un bon présage.

Carte générale du Chili Le Chili, un territoire tout en longueur, 4 000 km de côtes du Nord au Sud, un pays coincé entre le Pacifique et cette imposante colonne vertébrale qu'est la cordillère des Andes. Une nature au climat pluriel, où se juxtaposent l'aridité du Nord, le désert d'Atacama sur la partie frontalière avec le Pérou et la Bolivie (4 000 mètres d'altitude, 1 000 km de long et il n'y pleut jamais !...), et les précipitations abondantes au Sud. À la chaleur suffocante de la partie la plus septentrionale s'oppose le froid des hautes cimes de la cordillère et des basses latitudes de la Patagonie et de la Terre de Feu. Une nature ingrate qui laisse peu d'espace et d'improvisation aux hommes qui l'habitent mais qui ont su tirer le meilleur parti de cet environnement inhospitalier.

La richesse du sous-sol se mérite, et c'est au Nord, aride et désertique, et aussi au Centre que l'on extraie le minerai de cuivre qui a été, de tout temps, le moteur du développement du pays. Notamment le gisement à ciel ouvert le plus grand au monde, Chuquicamata dont l'extraction délivre 600 000 tonnes (!) de roches par jour, mais une teneur qui permet simplement l'obtention de 10 kg de cuivre par tonne de roche... Le Sud, lui, offre la beauté de ses paysages, certains grandioses, comme la région des lacs et des volcans, les forêts millénaires,... Enfin, l'océan est poissonneux, ce qui a, depuis des décennies, favorisé les activités de pêche de la puissante flottille industrielle espagnole, laquelle a puisé là force merlu, espadon, et autres céphalopodes, mollusques et crustacés pour ravitailler notre vieux monde...

Calme huileux d'un lac (Sud du pays)
Volcan (Sud du pays)

Baie du lac de Puerto Natales (Sud du pays)
Désert d'Atacama (Nord du pays)

Guanacos du désert d'Atacama (Nord du pays)
Moais (île de Pâques)

L'immense cavité de Chuquicamata (Nord)
Condor de la cordillère des Andes
Quant aux habitants, la démographie témoigne de situations fort inégales, puisque, sur une population totale de l'ordre de 17 millions, Santiago, la capitale, en recense tout de même 6 millions. Valparaiso est la deuxième ville et le premier port du pays, avec de l'ordre d'un demi-million d'habitants, et son centre historique est inscrit au Patrimoine Culturel de l'Humanité de l'Unesco depuis 2003.

Vue plongeante sur Santiago, la mégapole
Vue d'ensemble de Valparaiso

Noël à Santiago
Port de Valparaiso

À Santiago, la cordillère semble parfois flotter au-dessus des nuages...
La zone Centre du pays


Des deux cordillères au Valle del Elqui

Santiago, c'est là où est né Sergio en 1978, d'une mère institutrice et d'un père vétérinaire, là où il a grandi et où demeurent encore aujourd'hui ses parents, sa s½ur cadette, et de nombreux amis. Cette filiation géographique à sa capitale ne donne pourtant aucun supplément de fierté à notre homme qui s'avoue admiratif des dimensions de cette cordillère, ensemble montagneux qui est le garant permanent d'une force protectrice immuable ; le peuple est établi à ses pieds, un peu à la manière des sujets rendus et dévoués à leur souverain.
Et à y regarder de plus près, il n'y a pas une mais deux cordillères, l'une majestueuse et presque
infranchissable côté Argentine, celle des Andes, et l'autre, plus accessible, celle de la côte. Et Santiago est là, qui étale sa multitude au milieu de ce couloir... Et les mots et les images défilent, et le regard de Sergio s'illumine quand il parle de sa cordillère... Et je me dis, à observer ce géant sympathique, et pourtant si discret, qui s'anime soudain, qu'il a dû nous apporter dans ses bagages un morceau de cette majestueuse montagne, ne serait-ce que quelques cailloux !... En définitive, ces quelques instants, jetés sur ce coin de table, en disent plus long que tous les savants discours... et m'ont suggéré le titre de cet article.

De son pays, il reconnaît aimer par-dessus tout le Valle del Elqui, un territoire de la zone Sud, un lieu calme où le ciel ne s'encombre pas de nuages puisqu'il y pleut peu, mais qui avait tout pour se faire élire en vue d'y implanter un observatoire de l'astrologie. C'est là que Sergio aimerait vivre quand il reviendra au Chili ; et on peut le comprendre tant il est vrai que cette terre est à son image, toute en sérénité, le signe d'une sagesse certaine...

Valle del Elqui, un endroit paisible


Bout du monde ou début du monde ?...

De l'école et du lycée de Santiago, il garde de bons souvenirs. Et se rappelle des écrivains qu'on lui enseignait en ces temps-là, les deux prix Nobel de littérature, Pablo Neruda et Gabriela Mistral ; et aussi cet auteur de légende que fût Francisco Coloane, lequel, peut-être comme nul autre pareil, a décrit la beauté de cette terre, la Patagonie chilienne, et partagé la vie des paysans, des chasseurs et des marins du Sud chilien, depuis ce havre de la Terre de Feu que fût pour lui Punta Arenas. Images insolites et hors du temps qui ouvrent d'autres perspectives aux Européens que nous sommes, d'autres dimensions que celles que nous côtoyons chaque jour : celles de ce Nouveau Monde, pour nous gens du Vieux Monde. On évoque souvent le bout du monde, mais n'est-ce pas plutôt du commencement du monde dont il s'agit ?...

Des canons, vestiges du passé colonial - Bord de mer accidenté à Punta Arenas (Terre de Feu)
Les Espagnols, longtemps maîtres des océans, ont occupé le Chili durant un peu plus de trois siècles, une occupation émaillée d'une guerre qui a duré une centaine d'années, jusqu'à l'indépendance du pays, acquise en 1810. Les populations d'origine, connues comme indiens Mapuches, se sont mélangées aux Espagnols ; aussi désigne-t-on tout Chilien par le terme de criollo, expression de ce métissage généralisé qui s'est accompli au cours de l'histoire.

Cette histoire regardée depuis notre Vieille Europe, c'est aussi le bref mandat (1970-1973) du président socialiste Salvador Allende, renversé par le coup d'état des militaires du général Augusto Pinochet qui prirent d'assaut le palais présidentiel de La Moneda. La triste dictature qui s'ensuivit de 1973 à 1990, le bruit des bottes, le couvre-feu, la police politique de la Dina, la traque des opposants politiques par la caravane de la mort, le plan Condor,... autant de violences terribles, d'interdits et de peurs qui ont marqué la vie des Chiliens et de leurs enfants dont Sergio était alors. Une période de l'histoire lourde à évacuer et qui a donc requis le temps de son expurgation.

Le “jaguar” de l'Amérique du Sud

Et puis, la transition vers la démocratie, d'abord les démocrates chrétiens et ensuite les socialistes Ricardo Lagos et l'actuelle Présidente Michèle Bachelet. Pour Sergio, un discernement s'impose car ce socialisme-là n'a ni la même teneur ni la même signification que celui que nous connaissons en Europe. Il convient donc d'en resituer le contexte géopolitique, notamment la forte influence que les Etats-Unis d'Amérique ont eu de longue date sur le pays, qui a été, faut-il le rappeler, sous la dictature militaire, une terre d'expérimentation privilégiée des thèses monétaristes de l'économiste libéral Milton Friedman et de ses Chicago Boys...
La pensée et la politique économiques du pays s'en trouveront fortement imprégnées, à telle enseigne qu'on a souvent évoqué le “miracle chilien” et qu'en 2009, l'organisation du commerce et des affaires est bien souvent calquée sur celles prônées par le Big Brother... Aujourd'hui pourtant, le Chili dispose d'un statut bien spécifique au sein des organisations internationales, se félicitant de pratiquer la diplomatie multipolaire, de façon à ne dépendre de personne. État non-membre du Mercosur, de l'Aléna et du Pacte Andin, le Chili a développé avec subtilité, des accords de libre-échange grâce à ce statut d'état librement associé à ces trois entités. Une telle liberté doit avoir un prix... Même si le pays paraît bénéficier des effets bénéfiques de celle-ci, et finalement d'une certaine intelligence politique : faiblement affecté par la crise actuelle, peu sensible aux cycles financiers des bourses asiatiques notamment, avec des résultats économiques flatteurs... et des institutions peu marquées par la corruption. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il se voit souvent qualifié de “jaguar” de l'Amérique du Sud ; c'est un fait, avec plus de 13 000 dollars par habitant, le PIB y est le plus élevé de cette région du monde.

Plus que travailleur, le Chilien est industrieux, c'est un constat unanimement reconnu. Bien au-delà de la tradition du minerai de cuivre que le pays continue à exporter, la vitiviniculture s'est érigée en véritable industrie et ses vins de cépage sont connus dans le monde entier. La filière bois a également mis les bouchées doubles et exporte une bonne part de sa production. Tout comme celle du saumon, ce poisson gras pour lequel le Chili est désormais le premier exportateur mondial devant la Norvège. Les branches de l'aviculture et de la viande de porc ne sont pas en reste non plus et sont devenues exportatrices nettes. Le tourisme, quant à lui, continue son développement, et dispose encore d'un fort potentiel de valorisation... Avec son voisin argentin, le Chili entretient des échanges commerciaux et achète en particulier ces savoureuses découpes de viande bovine, los bifes qui continuent de bénéficier de cette réputation historique de meilleure viande au monde et font le bonheur des plus fins gourmets...
Pisco, choclo et rouge Carmenere

En hommage à son pays, Sergio m'avoue que sa boisson préférée c'est cette eau de vie de raisin qu'on appelle pisco. Et que certains vins chiliens retiennent aussi son attention, preuve supplémentaire de son bon goût. Et s'il n'aime ni le Ricard ni le brocolis, ce dont on ne saurait lui tenir rigueur (!), il évoque avec précision sa connaissance de ce cépage que son pays a su ressusciter, qu'on ne trouve nulle part ailleurs, le rouge Carmenere, moins astringent que le Sauvignon, et qui participe à la singularité de la gamme chilienne, pourtant fortement teintée de Cabernet Sauvignon. Côté solide, c'est le choclo, nom local du maïs et qui désigne aussi un plat typique, sorte de hachis parmentier à base de purée de maïs, qui retient sa préférence. Un mets qui associe le salé de la viande de b½uf au sucré de l'amidon de maïs ; notre homme avoue aussi son goût pour les empanadas, sortes de friands généralement farcis à la viande, bien connues en Espagne, en Galice.

Le pisco, alcool national chilien

Grappes de rouge Carmenere

Côté musique, Sergio fait preuve d'éclectisme et écoute un peu de tout, sans préférence vraiment marquée pour un genre musical. Quant à la lecture, il le reconnaît, celle que l'actualité lui propose ne l'inspire guère, trop chargée qu'elle est des malheurs et misères de ce pauvre monde. Comme on le comprend !... En revanche, il avoue avec une pointe de malice l'achat régulier de Midi Olympique qu'il lit avec assiduité et celle, plus fleurie, des chroniques de Lou Béret.

De cette France qu'il connaît bien maintenant, Sergio dira qu'elle est pour lui culture et art de vivre, cuisine de qualité, et qu'elle a su garder une certaine pluralité dans les types d'organisations, des grands magasins mais aussi de petits commerces, de grandes sociétés et des artisans, ce qu'il regrette de ne plus trouver dans son pays. Du Gers, il retient le bon vivre, la tranquillité et la gentillesse de ses habitants qui, grâce au rugby, le reconnaissent et lui témoignent leur amitié. Quant à son Chili natal, il aime bien cette vie tardive à la chilienne, ces sorties parfois interminables en ville où on va manger et boire entre amis jusqu'à point d'heure, à flâner et discuter de tout et de rien, expression de ce sens de la vie et du bonheur propres de ceux qui se contentent de peu, une aptitude à être heureux dans cette convivialité où chacun reste tout simplement lui-même. Un point de ressemblance qu'il note pourtant : Français et Chiliens seraient de sacrés râleurs... Mais, en définitive, qui nous contestera que nous restons les champions inégalés du genre ?!... 

Du Stade Français... de Santiago au FC Auch-Gers
Joueur de rugby dès son jeune âge au Stade Français de Santiago (et oui !...), il ne manque pas d'évoquer aussi ces clubs de première division que sont Viña del Mar / Valparaiso et Concepción, ce Top 8 qui constitue la première division chilienne. International de son pays dès l'âge de 17 ans, Sergio s'est fait repérer tôt dans sa carrière et, avec un de ses amis, est arrivé en France en 2001, à l'âge de 22 ans, à Aurillac, capitale du Cantal, où le dépaysement fût total. Pour y faire une expérience hors de ses bases, sans forcément penser à plus. Aurillac : quel contraste entre sa capitale à lui, Santiago, cette mégapole de l'autre hémisphère, et, de l'autre côté, ces quelques dizaines de milliers de Cantaliens, en pleine campagne !... Après deux saisons réussies, c'est le retour à Santiago pour y terminer sa formation commerciale, les deux années qui manquaient à l'obtention de son diplôme de fin d'études.

Et puis, alors qu'il est à nouveau titulaire dans son club d'origine, en première division nationale, il est repéré par le Métro-Racing 92 pour lequel il signe pour trois saisons, et revient alors en Région Parisienne, du côté d'Antony, en juillet 2004. Mais, gravement blessé à une épaule, ce qui le tient éloigné des stades durant toute une saison, son club saisit alors la possibilité de le suppléer par un joker médical. Entre-temps, un contact se noue avec Broncan l'ancien et le FC Auch-Gers, et la signature pour le club gersois, récemment auréolé de son titre de Champion de France de Pro D2, est effective en juillet 2007.

L'atterrissage dans le Gers ne pose aucun problème, et Sergio s'adapte bien, tant il est vrai que le dépaysement aurillacois a servi d'antidote !...  Et il découvre un nouvel environnement, des supporters exigeants mais connaisseurs, et le club et ses valeurs, distinctes de celles prônées par le Métro-Racing 92. Et saisit le sens de cette lutte permanente pour gagner sur le pré le simple droit d'exister : il connaît alors le Top 14, ses fastes et ses paillettes, et aussi les mécomptes et la redescente vers la Pro D2. Puis vint la saison dernière, celle de tous les doutes et de tous les dangers ; et il décide pourtant de reconduire cette belle aventure humaine, toujours fidèle au Gers. Assurément, le plus dur est derrière lui.

Sergio dans les airs, à Narbonne, en janvier 2009, et la victoire auscitaine au bout.

En pleine possession de ses moyens, son ascension s'est faite sans bruit mais sans coup d'arrêt. Cette progression est à son image, loin du tapage, en toute modestie, mais avec une sacrée solidité. D'ailleurs, il s'excuse presque de signaler qu'il a aussi joué et gagné des compétitions de pelote basque lorsqu'il vivait à Santiago. Le fait est qu'il a pleinement gagné sa place au sein du huit de devant auscitain ; au point de devenir une pièce maîtresse de ce pack d'airain, avec Tao et David, l'une des trois poutres qui charpentent la maison rouge et blanche, un homme du bâtiment sur lequel s'appuyer, de ceux dont les piliers revendiquent cette poussée aussi obscure qu'elle sait être irrésistible.

Et, de tous ces combats où ce rôle d'homme fort confine souvent aux tâches de l'ombre, où on se relève parmi les derniers, avec les épaules rougies et le dos zébré,... Sergio se remémore les faits d'armes les plus saillants qui ont jalonné son parcours. Le plus frustrant, c'est en 2009 qu'il le situe, tous ces matches perdus et ces points envolés au fil capricieux d'un destin injuste... Et pourtant, cet homme-là est bien indulgent et ne garde ni ranc½ur ni rancune envers les arbitres... Le plus beau, le plus accompli au plan du jeu, reste à ses yeux en 2008, à Bath, en Challenge Européen, où, malgré la défaite, le match du FC Auch-Gers fût unanimement salué par la sportivité d'un public reconnaissant. Et enfin, la plus belle des victoires qu'il a connues à Auch, à ce jour, celle acquise contre le champion de France en titre, le Stade Français (de Paris celui-là !...), sous une pluie battante, à la sortie de l'hiver, en 2008.

Même loin de ses bases, Sergio participe à la dynamique de son pays d'origine, lui qui poursuit une formation complémentaire à l'ESC Toulouse, avec pour but d'acquérir un nouveau savoir-faire, de tisser cette trame entre son sport favori et ses compétences d'homme d'entreprise. Plus tard, il ne sait pas quand, il reviendra à Santiago, ou bien ira s'établir dans le Valle del Elqui où, qui sait... Il mettra en place une structure pour développer ce sport qui a porté ses rêves de jeune homme, et pourquoi pas, construire cette tête de pont avec ses copains du Gers, de France, ou d'ailleurs, pour écrire une nouvelle page de sa vie. Avec pour meilleurs compagnons Barbara son épouse, elle aussi chilienne, et Ignacio son petit garçon. Sa retraite sportive ?... Elle n'est pas évoquée car, jeune trentenaire, Sergio est heureux de jouer, et s'accomplit pleinement au sein de ce sport et de ce club où il n'a que des copains. Des copains qui parfois le taquinent quelque peu lorsqu'il leur raconte des anecdotes vécues au Stade Français... de Santiago fût-il utile de préciser !... Et il me parle de Tao, le grand frère, la mémoire collective de l'équipe au service de chacun ; qu'il appelle sous mes yeux pour lui demander une information, un nom oublié... Mais Tao, l'ami de toutes les batailles n'est pas là, répétant, je l'imagine, dans un lieu tenu secret, un rituel haka aux sonorités victorieuses...

Sergio et Tao, les deux copains, en mai 2009, lors du match FC Auch-Gers-Lyon.
Bernard Larrieu, Don Bernardo del Garona, la Hoja de Toledo
Préface de Michel Sespiaut
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# Posted on Tuesday, 29 December 2009 at 8:02 AM